Premier procès des "bébés volés" en Espagne
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Premier proces des "bebes voles" en espagne
JUAN MEDINA
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Premier proces des "bebes voles" en espagne
JUAN MEDINA
MADRID (Reuters) - Un obstétricien espagnol de 85 ans comparaissait mardi devant un tribunal de Madrid, accusé d'avoir enlevé en 1969 un nouveau-né à sa mère juste après sa naissance pour le remettre à une famille d'adoption.
C'est le premier procès du scandale dit des "bébés volés", qui a concerné des dizaines de milliers d'enfants dans l'Espagne du général Franco (1939-1975) mais aussi jusqu'en 1987, douze ans après la mort du "caudillo".
Des manifestantes portant des t-shirts jaunes barrés du mot "Justice" se sont rassemblées devant le tribunal pour réclamer la réouverture d'autres dossiers de "bébés volés".
Ces enfants auraient été enlevés à leurs parents jugés inaptes à les élever - du temps de Franco, des gens considérés comme des opposants. Après la fin du franquisme, ces pratiques auraient perduré pour des raisons financières.
Le docteur Eduardo Vela, qui comparaissait mardi, est accusé de falsification de documents et d'enlèvement d'un enfant de moins de sept ans alors qu'il travaillait à la clinique San Ramon à Madrid. Il dément tout malversation.
La plaignante est Ines Madrigal, 49 ans, qui accuse le docteur Vela d'avoir falsifié son acte de naissance en 1969 pour faire passer sa mère adoptive pour sa mère naturelle.
Selon l'ancien magistrat Baltasar Garzon, 30.000 enfants auraient ainsi été confiés à leur naissance à des familles d'adoption sous le régime de Franco.
Un scandale similaire avait eu lieu durant la dictature militaire en Argentine entre 1976 et 1983.
(Sonya Dowsett; Guy Kerivel pour le service français)
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