Trump peut renforcer l'orientation conservatrice de la Cour suprême
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Trump peut renforcer l'orientation conservatrice de la cour supreme
Joshua Roberts
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Trump peut renforcer l'orientation conservatrice de la cour supreme
Joshua Roberts
WASHINGTON (Reuters) - Le juge à la Cour suprême Anthony Kennedy a annoncé mercredi qu'il entendait prendre sa retraite et ce départ offre à Donald Trump une occasion de renforcer l'orientation conservatrice de la plus haute juridiction des Etats-Unis.
Kennedy, qui aura 82 ans en juillet, est le deuxième magistrat le plus âgé des neufs membres appartenant à cette instance suprême, gardienne des grandes orientations sociales américaines.
Kennedy siège à la Cour suprême depuis sa désignation en 1988 par Ronald Reagan. Il s'est montré au fil du temps un soutien des droits homosexuels, un appui pour les partisans de l'avortement et un libéral dans les politiques budgétaires.
Sur les décisions cruciales de la cour, Kennedy, bien que conservateur, a parfois apporté sa voix à des positions plus libérales que conservatrices, se taillant la réputation d'être un magistrat "pivot" dans cette juridiction.
Kennedy quittera ses fonctions le 31 juillet et Donald Trump aura alors la possibilité de désigner son deuxième juge à la Cour suprême après avoir nommé le très conservateur Neil Gorsuch l'an passé.
Le départ à la retraite d'Anthony Kennedy ouvre la porte à une nouvelle bataille politique à Washington et notamment devant le Sénat sur la question de la composition de la cour dont les membres sont nommés à vie.
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Cette question intervient dans un contexte électoral tendu avant les élections de mi-mandat où les démocrates semblaient, un temps, en mesure de profiter d'une vague anti-Trump et où les prévisions s'affirment comme de plus en plus incertaines.
Conscient de l'enjeu du départ d'Anthony Kennedy, le leader des démocrates au Sénat Chuck Schumer a affirmé qu'il s'agissait "de la plus importante vacance à la Cour suprême depuis au moins une génération pour le pays".
Donald Trump a annoncé qu'il allait entamer la procédure de sélection à partir d'une liste de 25 candidats conservateurs.
"Nous devons choisir un candidat pour les 40 ou 45 années à venir", a déclaré le président américain lors d'un meeting électoral à Fargo dans le Dakota du Nord.
L'enjeu de cette nomination est majeur car la Cour suprême est l'instance qui approuve les grandes évolutions sociales aux Etats-Unis en adoptant des arrêts qui font jurisprudence.
C'est la Cour suprême qui avait, par exemple, reconnu le droit à l'avortement dans l'arrêt Roe v. Wade en 1973.
La composition actuelle de la cour est peu favorable aux libéraux puisque les juges Ruth Bader Ginsburg, 85 ans, et Stephen Breyer, 79 ans, apparaissent vieillissants et que leur retraite permettrait à Trump de renforcer l'orientation conservatrice de la haute juridiction.
(Laurence Hurley; Pierre Sérisier pour le service français)
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