Les agences de l'Onu saluent prudemment l'accord européen sur les migrants
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Les agences de l'onu saluent prudemment l'accord europeen sur les migrants
Lucas Jackson
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Les agences de l'onu saluent prudemment l'accord europeen sur les migrants
Lucas Jackson
par Stephanie Nebehay
GENEVE (Reuters) - Les agences humanitaires des Nations unies ont salué vendredi l'accord sur les questions migratoires difficilement conclu par les dirigeants de l'Union européenne tout en appelant ces derniers à donner la priorité aux vies et à la sécurité des migrants dans leur approche de la question.
Après des heures de tractation à Bruxelles, les pays de l'UE sont parvenus au bout de la nuit de jeudi à vendredi à un accord en acceptant de se partager sur une base volontaire la charge de l'accueil des réfugiés et de créer sur leur territoire des "centres contrôlés".
Mais l'accord, qui englobe des engagements encore flous sur un renforcement des frontières extérieures, ouvre aussi la voie à la mise en place de "plates-formes régionales de débarquement" hors du territoire européen "en coopération étroite avec les pays concernés, le HCR et l'OIM".
"Tout dénouement qui mènera à une approche plus collaborative et harmonisée du droit d'asile sera le bienvenu, surtout si sauver des vies en mer est une priorité", a déclaré un responsable de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Plus d'un millier de personnes se sont noyées ou ont été portées disparues en Méditerranée depuis le début de l'année, ce qui constitue un "sinistre cap" pour la cinquième année consécutive, a ajouté Charlie Yaxley.
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La garde-côte libyenne a annoncé vendredi craindre qu'une centaine de migrants aient péri dans le naufrage de leur embarcation au large des côtes occidentales de la Libye.
Les centres de gestion des demandeurs d'asile, dont la création a été décidée par les Vingt-Huit, doivent être situés en Europe et pas à l'étranger, a dit l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
"SOLUTION EUROPÉENNE"
Un porte-parole de l'agence onusienne a déclaré que l'OIM était "très heureuse de la solidarité et du consensus qui ont émergé" du sommet de Bruxelles.
"Nous ne parlons pas de centres de traitement à l'étranger", a cependant ajouté Leonard Doyle. "Il est prévu que la majorité des plates-formes de débarquement régionales, comme on les appelle, soient en Europe."
"Toute solution doit être une solution européenne" qui vient en aide aux pays en première ligne comme l'Italie, a-t-il ajouté.
"Le point crucial est que nous avons désormais une rationalisation des opérations de recherche et de secours et disposons d'un mécanisme pour fournir une assistance immédiate à ceux qui ont été sauvés."
Selon les deux agences, les plates-formes de débarquement ne devraient pas se trouver en Libye pour des raisons sécuritaires et légales. Les lieux choisis doivent être en conformité avec le droit humanitaire international, notamment pour l'accès à la nourriture et aux soins.
"Nous restons très inquiets du recours à la détention (en Libye)", a dit le représentant du HCR. "Les gens restent exposés à des risques considérables, aux mains des trafiquants d'êtres humains et des passeurs", a-t-il ajouté, "donc nous ne voulons pas à l'heure actuelle que le nombre de personnes emmenées en Libye augmentent""
L'Unicef a dit attendre des éclaircissements concernant le traitement prévu pour les enfants, soulignant que la plupart des enfants qui traversent la Méditerranée ne sont pas accompagnés.
(Henri-Pierre André et Jean Terzian pour le service français, édité par Bertrand Boucey)
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