Le ministre grec de la Défense opposé à l'accord sur la Macédoine
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Le ministre grec de la defense oppose a l'accord sur la macedoine
ALKIS KONSTANTINIDIS
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Le ministre grec de la defense oppose a l'accord sur la macedoine
ALKIS KONSTANTINIDIS
ATHENES (Reuters) - Le ministre grec de la Défense Panos Kammenos, allié stratégique du parti de gauche Syriza au sein de la coalition de gouvernement, a déclaré mardi qu'il s'opposerait à l'accord passé sur le nom de la Macédoine.
S'appuyant sur une majorité de plus en plus réduite, le Premier ministre Alexis Tsipras (Syriza), aura besoin des voix des sept députés des Grecs indépendants (ANEL), la formation de Kammenos, pour faire ratifier le nouveau nom de la Macédoine au parlement, faute de quoi il devra se mettre en quête du soutien d'une poignée d'élus indépendants.
L'accord ne sera pas soumis à ratification devant le parlement grec avant la fin de l'année, au plus tôt. La coalition Syriza-ANEL dispose de 152 élus à la Vouli, le parlement moncaméral qui compte 300 sièges.
"A mes yeux c'est un mauvais accord, et je m'efforcerai de lui barrer la route", a dit le ministre de la Défense, évoquant là pour la première fois publiquement le pacte signé le 17 juin, en vertu duquel l'ex-république yougoslave s'appellera désormais "République de Macédoine du Nord".
Les Grecs indépendants ont connu plusieurs défections de taille depuis lors, et perdu en un mois deux de leurs députés.
En concluant un accord sur le nom de la Macédoine, Athènes et Skopje cherchent à en finir avec un contentieux diplomatique qui empoisonne leurs relations depuis l'indépendance de la Macédoine en 1991 et qui a empêché ce pays de candidater à l'Union européenne et à l'Otan, du fait du veto grec.
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Les Grecs estimant que les Macédoniens, en utilisant le simple nom de Macédoine, pourraient avoir des revendications sur la province grecque homonyme.
Pour entrer en vigueur officiellement, l'accord doit être ratifié par les deux parlements. En Macédoine, le chef de l'Etat, Gjorge Ivanov, menace d'opposer son veto au vote des députés, jugeant le changement de nom "criminel".
(Michele Kambas; Eric Faye pour le service français)
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