Violences ethniques près de Djenné dans le centre du Mali
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BAMAKO (Reuters) - Un certain nombre de civils ont été tués dans des violences ethniques dans le centre du Mali, à quelques jours de l'élection présidentielle de dimanche, a-t-on appris vendredi de sources gouvernementale et locale.
Une source a avancé un bilan de 18 tués, tandis que selon une autre, les assaillants ont jeté les corps des victimes dans un puits.
Les affrontements ont eu lieu mercredi entre des membres de l'ethnie Donzo et des Peuls, près de la ville de Djenné, faisant plusieurs morts parmi les civils, a-t-on dit de source proche du ministère de la Défense.
Le gouvernement n'a pas donné de plus amples détails sur les violences aux alentours de Djenné, à 400 km au nord-est de la capitale Bamako.
Selon Abdoul Aziz Diallo, qui dirige une organisation de la communauté peule, des miliciens Donzo ont tué par balles 18 Peuls dans la localité de Somena, en représailles à l'explosion d'une mine qu'ils imputent aux Peuls.
Les autorités ont répété maintes fois que l'élection aura bien lieu dimanche, malgré l'aggravation des violences ethniques, qui ont fait près de 300 morts depuis le début de l'année selon les Nations unies.
Le président sortant, Ibrahim Boubacar Keita, brigue un nouveau mandat dimanche et sera opposé à une vingtaine de candidats.
(Tiemoko Diallo; Eric Faye pour le service français)
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