Les Cambodgiens aux urnes, le parti d'Hun Sen revendique la victoire
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Les cambodgiens aux urnes, hun sen assure de la victoire
Pring Samrang
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Les cambodgiens aux urnes, hun sen assure de la victoire
Pring Samrang
PHNOM PENH (Reuters) - Les Cambodgiens votaient dimanche pour des élections législatives qui devraient permettre au Premier ministre Hun Sen de se maintenir sans difficulté au pouvoir compte tenu de la répression dont ont été la cible depuis l'année dernière ses principaux opposants.
Selon un porte-parole du Parti du peuple cambodgien (PPC), la formation dirigée par Hun Sen a remporté une centaine de sièges sur les 125 que compte l'assemblée.
"Le PPC a remporté 80% des suffrages et nous estimons que nous ne gagnerons pas moins de 100 sièges", a déclaré Sok Eysan à Reuters. Les résultats définitifs ne seront pas proclamés avant la mi-août.
Si 19 formations politiques présentaient des candidats contre PPC que conduit l'ancien khmer rouge, aucune n'était en mesure de lui contester un mandat qu'il exerce depuis près de 33 ans.
Selon la commission électorale, la participation s'est élevée à 82,71%, une progression très nette par rapport au taux de 69,61% enregistré lors du scrutin de 2013.
Battu de peu lors des dernières élections, son principal adversaire, le Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC) , a été dissous l'année dernière par la Cour suprême et la plupart des députés qui en sont issue ont été privés de leurs droits civiques pour une durée de cinq ans.
De nombreux cadres du PSNC ont fui le pays tandis que son chef de file, Kem Sokha, est emprisonné depuis septembre sous l'accusation d'avoir voulu renverser le gouvernement avec la complicité des Etats-Unis.
Les observateurs de la vie politique cambodgienne y ont vu l'aboutissement de mois de pressions exercées par le PPC sur l'opposition, la société civile et les médias indépendants afin de faire taire toute dissidence en vue de ces législatives.
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L'absence d'opposition crédible est dénoncée à l'étranger, notamment chez les Occidentaux. En mars, 45 pays ont appelé le Cambodge à autoriser à nouveau le PSNC et à libérer son dirigeant emprisonné, sans résultat.
Les Etats-Unis avaient auparavant décidé de réduire leurs aides, leur programme d'assistance militaire notamment, tandis que l'Union européenne menaçait de faire de même.
(Prak Chan Thul et Amy Sawitta Lefevre, Nicolas Delame, Tangi Salaün et Arthur Connan pour le service français)
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