L'opposition cambodgienne dénonce la "mort de la démocratie"
reuters.com

L'opposition cambodgienne denonce la "mort de la democratie"
SAMRANG PRING
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L'opposition cambodgienne denonce la "mort de la democratie"
SAMRANG PRING
PHNOM PENH (Reuters) - Un dirigeant du principal mouvement d'opposition cambodgien, dissous l'an dernier, a estimé lundi que les élections législatives remportées dimanche par le parti du Premier ministre Hun Sen avaient fait basculer le Cambodge dans la "dictature".
Le Parti du peuple cambodgien (PCC), que dirige le chef du gouvernement, a annoncé un peu plus tard avoir remporté les 125 sièges en lice.
"Le 29 juillet 2018 a signé la mort de la démocratie au Cambodge", a souligné Mu Sochua, vice-présidente du Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC), pendant une conférence de presse à Djakarta.
La dirigeante du PSNC, dont le chef de file, Kem Sokha, est emprisonné depuis septembre sous l'accusation d'avoir voulu renverser le gouvernement avec la complicité des Etats-Unis, a appelé la communauté internationale à rejeter le résultat du scrutin.
Dénonçant des "élections truquées", la Maison blanche a fait savoir qu'elle envisageait d'infliger de nouvelles sanctions au gouvernement de Phnom Penh, dont des restrictions de visas pour certains ministres.
Le porte-parole du gouvernement cambodgien, Phay Siphan, a accusé Washington de vouloir intimider les Cambodgiens "qui sont allés voter pour décider de leur propre destin".
Selon la commission électorale, le taux de participation s'est élevé à 82%, contre 69% lors du précédent scrutin en 2013. Les résultats définitifs ne devraient pas être proclamés avant la mi-août.
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Si 19 formations politiques présentaient des candidats contre le PPC, aucune n'était en mesure de contester au Premier ministre, un ancien khmer rouge, le mandat qu'il exerce depuis près de 33 ans.
Battu de peu lors des dernières élections, le PSNC a été dissous l'année dernière par la Cour suprême et la plupart des députés qui en sont issue ont été privés de leurs droits civiques pour une durée de cinq ans.
Les observateurs y ont vu l'aboutissement de mois de pressions exercées par le PPC sur l'opposition, la société civile et les médias indépendants afin de faire taire toute dissidence en vue de ces législatives.
(Prak Chan Thul et Amy Sawitta Lefevre, Nicolas Delame et Tangi Salaün pour le service français)
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