Des militants du MDC comparaissent en justice pour les violences à Harare
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Des militants du mdc comparaissent en justice pour les violences a harare
Toby Melville
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Des militants du mdc comparaissent en justice pour les violences a harare
Toby Melville
HARARE (Reuters) - Vingt-sept militants du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), le principal parti de l'opposition au Zimbabwe, ont comparu samedi en justice pour répondre d'accusations de violences dans le contexte des tensions post-électorales.
Les partisans de l'opposition ont manifesté mercredi dans les rues de Harare, la capitale, pour dénoncer des manipulations après les élections présidentielle et législative de lundi. Le rassemblement a dégénéré en affrontement avec les forces de l'ordre et six sympathisants de l'opposant Nelson Chamisa ont été tués dans l'intervention des forces armées appelées en renfort pour disperser les manifestants.
Emmerson Mnangagwa, à la tête du pays depuis que son dirigeant historique Robert Mugabe en a été écarté en novembre dernier, a été proclamé vendredi vainqueur de l'élection présidentielle. Son parti, la ZANU-PF, a remporté plus des deux tiers des sièges au Parlement.
Les 27 militants du MDC jugés ont été arrêtés jeudi au siège du parti.
L'accusation affirme qu'ils ont été identifiés par la police et des témoins. La défense plaide leur innocence.
Au terme de cette première audience judiciaire, ils ont été maintenus en détention avant une nouvelle comparution programmée lundi. Aucune charge n'a encore été officiellement retenue à leur encontre.
Dans le même temps, trois de six victimes des affrontements de mercredi ont été inhumées samedi, a annoncé le MDC.
L'opposition continue de contester la victoire de Mnangagwa.
"Vous avez voté mais ils ont triché. Plus de 2,5 millions de voix ne peuvent pas être ignorées", a écrit Nelson Chamisa samedi sur Twitter. "Nous faisons tout pour protéger vos suffrages et défendre votre volonté. Le changement arrive", a-t-il ajouté.
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Emmerson Mnangagwa a appelé vendredi les Zimbabwéens à s'unir derrière lui.
Le double scrutin de lundi était le premier depuis que Mugabe, 94 ans, seul dirigeant qu'ait connu le Zimbabwe depuis son indépendance en 1980, a été écarté du pouvoir par l'armée en novembre dernier après de grandes manifestations contre son règne.
Les autorités zimbabwéennes avaient assuré que ces élections parachèveraient la transition démocratique du pays mais l'intensité de la répression et les accusations de l'opposition ont révélé l'ampleur des divisions de la société zimbabwéenne.
La Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale, a fait part samedi de sa profonde préoccupation face aux violences et à la répression au Zimbabwe. "Nous avons exhorté toutes les parties à coopérer pour assurer le calme", écrit dans un communiqué Harriett Baldwin, secrétaire d'Etat pour l'Afrique, qui déplore la "réponse disproportionnée des forces de sécurité".
(MacDonald Dzirutwe; Henri-Pierre André pour le service français)
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