Caracas annonce six arrestations après l'attaque au drone
reuters.com

Caracas annonce six arrestations apres l'attaque au drone
Handout .
reuters.com

Caracas annonce six arrestations apres l'attaque au drone
Handout .
CARACAS (Reuters) - Le gouvernement vénézuélien a annoncé dimanche l'arrestation de six suspects après l'attaque au drone piégé lors d'une cérémonie militaire à laquelle participait le président Nicolas Maduro.
Le ministre de l'Intérieur, Nestor Reverol, a ajouté dans une déclaration télévisée que les suspects avaient lancé deux drones piégés à l'explosif contre cette cérémonie en plein air. Un des deux drones a été "détourné" par les forces de sécurité, a-t-il dit, le second a chuté et heurté un immeuble.
Reverol a précisé qu'un des six "terroristes" arrêtés faisait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis une attaque menée en 2017 contre une base militaire.
Un autre, a-t-il ajouté, avait été arrêté lors des manifestations antigouvernementales de 2014 mais remis en liberté pour des raisons de procédures.
Le ministre de l'Intérieur n'a pas divulgué l'identité des suspects. Il a ajouté que d'autres arrestations n'étaient pas à exclure dans les prochaines heures.
La télévision publique vénézuélienne a diffusé samedi soir des images de ce que le pouvoir présente comme un attentat au drone contre Nicolas Maduro.
Sur ces images, on voit le président vénézuélien prononcer un discours sur l'avenue Bolivar. Le son est brutalement interrompu avant que l'agitation ne gagne la tribune présidentielle. Quelques secondes plus tard, des centaines de soldats alignés pour la cérémonie se mettent à courir.
Maduro a déclaré par la suite avoir échappé à une "tentative d'assassinat", et a accusé son homologue colombien Juan Manuel Santos d'être à l'origine d'un complot impliquant aussi des personnes résidant en Floride.
"Ils ont essayé de me tuer", a-t-il dit lors d'une allocution télévisée, précisant qu'un engin volant avait explosé devant lui lors de son discours et qu'une seconde explosion s'était ensuite produite.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Un groupe peu connu, appelé "Mouvement national des soldats en t-shirts", a revendiqué l'attaque via une série de messages sur les réseaux sociaux. "Nous ne cesserons pas notre combat tant que nous n'aurons pas obtenu le rétablissement de la constitution et de la démocratie", peut-on lire dans le communiqué de revendication.
L'opposition vénézuélienne a dit redouter que le pouvoir ne se serve de cet incident comme prétexte pour lancer une nouvelle vague de répression.
Des témoins ont raconté à Reuters avoir entendu et ressenti une explosion samedi en fin d'après-midi et dit avoir vu un drone tomber du ciel et heurter un immeuble voisin.
"J'ai entendu la première explosion, elle était si forte que les immeubles ont bougé", a dit Mairum Gonzalez, enseignant de 45 ans. "Je suis allé au balcon et j'ai vu ce petit avion, il a frappé l'immeuble et de la fumée a commencé à sortir."
Deux autres témoins disent avoir vu ensuite des agents des forces de sécurité stopper une voiture noire et arrêter ses trois occupants. Ils ajoutent que la sécurité a récupéré à l'intérieur du véhicule des équipements ressemblant à des commandes à distance ainsi que des tablettes et des ordinateurs.
(Brian Ellsworth et Vivian Sequera; Henri-Pierre André pour le service français)
reuters.com