Trump admet que son fils a cherché en 2016 auprès de Russes des informations nuisibles à Clinton
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Trump admet que son fils a cherche en 2016 aupres de russes des informations nuisibles a clinton
Joshua Roberts
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Trump admet que son fils a cherche en 2016 aupres de russes des informations nuisibles a clinton
Joshua Roberts
par Doina Chiacu
WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a reconnu dimanche que son fils Donald Trump Jr avait rencontré des ressortissants russes en juin 2016 à New York pour tenter d'obtenir des informations compromettantes sur son adversaire démocrate Hillary Clinton.
Cette rencontre à la Trump Tower, écrit le président américain sur son fil Twitter, était "totalement légale" et cela se fait "tout le temps en politique".
Trump, qui réaffirme qu'il ignorait tout de cette réunion avant qu'elle ait lieu, avait précédemment soutenu qu'il s'agissait d'une rencontre concernant l'adoption d'enfants russes par des Américains.
Son fils et d'autres participants ont indiqué qu'il s'agissait bien de se procurer des informations nuisibles à Hillary Clinton.
Dans son tweet, Trump précise que cette réunion n'a rien donné.
"Les Médias Bidons (Fake News) écrivent, pure invention, que je suis préoccupé par la rencontre que mon formidable fils, Donald, a eue à la Trump Tower. C'était une réunion pour se procurer des informations sur une adversaire, totalement légale et comme cela se fait tout le temps en politique. Et cela n'a mené à rien. Je n'étais pas au courant !", écrit-il.
Rechercher des informations compromettantes sur un adversaire est une pratique courante pour les équipes engagées dans des campagnes électorales, mais pas auprès de représentants étrangers d'un pays considérés comme un adversaire. Or au moment de la rencontre à la Trump Tower, des officiels russes étaient l'objet de sanctions américaines.
Cette rencontre du 9 juin 2016 est l'une des pistes qu'explore le procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur une éventuelle ingérence russe dans la campagne présidentielle de novembre 2016 et une possible collusion entre des membres de l'équipe Trump et Moscou.
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L'été dernier, le fils aîné du président américain a publié un échange de courriels portant sur la préparation de cette rencontre avec une avocate russe susceptible d'avoir des informations nuisibles à la campagne de Clinton.
Dans un communiqué qui accompagnait ces mails, Trump Jr ajoute que l'avocate russe "n'avait pas d'information à donner". A la place, précise-t-il, elle voulait discuter du problème de l'adoption et de la loi Magnitsky, une loi américaine qui sanctionne les responsables russes liés aux violations de droits de l'homme. Après le vote de cette loi par le Congrès américain en 2012, Vladimir Poutine a interdit l'adoption d'enfants russes par des Américains.
"LA COLLUSION N'EST PAS UN CRIME"
Le président américain, qui affirme que l'enquête russe du procureur Mueller relève purement et simplement de la "chasse aux sorcières", a démenti avec constance toute collusion avec Moscou. Mais il a adopté la semaine dernière la position de ses avocats en soulignant que la "collusion n'est pas un crime".
Donald Trump a accentué ses attaques contre Robert Mueller depuis l'ouverture, la semaine passée, du premier procès découlant des enquêtes menées par le procureur spécial. L'affaire vise Paul Manafort, ancien directeur de campagne du président républicain.
Le procès devant le tribunal d'Alexandria, en Virginie, ne porte pas sur les soupçons de collusion ou d'ingérence autour de l'élection de 2016, mais sur des faits présumés de fraude fiscale et bancaire en relation avec le travail de consultant que Manafort a accompli pour un ancien président ukrainien, le pro-Russe Viktor Ianoukovitch.
Trump a estimé mercredi dernier que son Attorney General (ministre de la Justice) Jeff Sessions devrait "immédiatement" mettre fin à l'enquête russe de Mueller.
Invité dimanche sur ABC, un des avocats du président américain, Jay Sekulow, a prévenu que si le procureur spécial assignait Trump à comparaître, ses avocats tenteraient de s'y opposer et que l'affaire pourrait monter jusqu'à la Cour suprême.
(avec Damon Darlin et Lucia Mutikani; Henri-Pierre André pour le service français)
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