Simone Gbagbo amnistiée par le président ivoirien Alassane Ouattara
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Simone gbagbo amnistiee par le president ivoirien alassane ouattara
Joe Penney
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Simone gbagbo amnistiee par le president ivoirien alassane ouattara
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ABIDJAN (Reuters) - Jugée et condamnée en 2015 à vingt ans d'emprisonnement pour "infractions contre la sûreté de l'État", Simone Gbagbo a été graciée lundi par l'actuel président ivoirien, Alassane Ouattara.
L'épouse de l'ancien président Laurent Gbagbo figure sur une liste de 800 personnes qui ont été amnistiées par Alassane Ouattara, comme le chef d'Etat en a fait l'annonce lors d'une allocution retransmise en direct à la télévision.
Simone Gbagbo a été acquittée l'année dernière par une juridiction d'Abidjan d'accusations de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre lors de la guerre civile de 2011 qui a fait près de 3.000 morts, une décision de justice critiquée par des organisations de défense des droits de l'homme.
"Du fait de mon engagement en faveur de la paix et d'une véritable réconciliation, j'ai signé aujourd'hui une ordonnance d'amnistie (...) qui profitera à 800 de nos citoyens", a déclaré Alassane Ouattara.
Parmi les personnes amnistiées figure Kamagate Souleymane, ancien rebelle opposé à Laurent Gbagbo et proche du chef de file de l'Assemblée, Guillaume Soro.
Le mouvement d'opposition de Soro estime avoir contribué à l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara lorsque Laurent Gbagbo avait refusé de quitter ses fonctions après l'élection présidentielle de 2010, ce qui avait plongé la Côte d'Ivoire dans un bref et violent conflit armé perdu en 2011 par les forces de Gbagbo face à celles de Ouattara, soutenues par la France et l'Onu.
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En juillet, Alassane Ouattara a nommé un nouveau gouvernement sur fond de tensions entre les différentes composantes de la coalition au pouvoir à l'approche de la présidentielle de 2020.
Estimant que la limite de deux mandats consécutifs approuvée par la Constitution en 2016 n'est pas rétroactive, le président, au pouvoir depuis 2010, n'a pas exclut d'en briguer un troisième en 2020.
Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), membre de la coalition, estime que Ouattara doit s'effacer au profit d'un de ses représentants.
Le Rassemblement des républicains (RDR) de Ouattara, autre composante de la coalition, refuse de laisser le PDCI choisir le prochain candidat. En réponse, le PDCI a rejeté le mois dernier l'idée d'une candidature commune.
(Loucoumane Coulibaly; Nicolas Delame et Jean Terzian pour le service français)
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