Pic de pollution de l'air dans les villes de l'ouest des Balkans
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Pic de pollution de l'air dans les villes de l'ouest des balkans
Dado Ruvic
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Pic de pollution de l'air dans les villes de l'ouest des balkans
Dado Ruvic
SARAJEVO (Reuters) - Le smog qui enveloppe traditionnellement les villes de l'ouest des Balkans à l'arrivée de l'hiver atteint des niveaux records cette année, provoquant la colère des habitants contre l'inaction des autorités.
Les capitales de la Bosnie, Sarajevo, de la Macédoine, Skopje, et du Kosovo, Pristina, se sont hissées ces derniers jours en haut du classement des villes les plus polluées du monde sous l'effet d'un cocktail toxique composé d'un trafic automobile intense, du recours excessif au charbon, d'une planification urbaine déficiente et du chauffage aux combustibles solides.
L'indice de qualité de l'air mesuré par l'ambassade des Etats-Unis à Sarajevo s'est élevé à 383 mardi, un niveau près de dix fois supérieur à la norme, considéré comme dangereux pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon l'OMS, les coûts engendrés par la pollution en Bosnie représentent plus d'un cinquième de son produit intérieur brut (PIB) chaque année, soit environ 3,5 milliards d'euros, en jours de travail ou d'école perdus, frais de santé et de carburant.
L'organisation y estime la mortalité due à la pollution de l'air à 230 personnes pour 100.000 habitants.
La situation est encore plus critique en Macédoine, avec 1.350 morts pour 100.000 habitants, selon la Banque mondiale - un chiffre à comparer avec 0,4 décès en Suède.
Le gouvernement macédonien a affecté 1,6 million d'euros dans son budget 2019 à l'assainissement de l'air, avec l'ambition de réduire de moitié la pollution à Skopje d'ici deux ans. Mais ce montant est jugé très insuffisant par les militants écologistes et les experts.
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(Maja Zuvela, avec Kole Casule à SKOPJE; Tangi Salaün pour le service français)
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