Abus sexuel: La condamnation controversée de "La Meute" de Pampelune confirmée en appel
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Abus sexuel: la condamnation controversee de "la meute" de pampelune confirmee en appel
Morteza Nikoubazl
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Abus sexuel: la condamnation controversee de "la meute" de pampelune confirmee en appel
Morteza Nikoubazl
MADRID (Reuters) - La condamnation à neuf ans de prison pour abus sexuels de cinq hommes poursuivis pour des faits survenus lors des fêtes de la San Fermin en juillet 2016 à Pampelune en Espagne a été confirmée mercredi en appel.
Les cinq hommes, qui se sont surnommés "La Meute", étaient accusés d'avoir violé à tour de rôle une jeune Madrilène âgée de 18 ans à l'époque.
Comme en première instance, et malgré la controverse suscitée par cette décision, la qualification de viol en réunion n'a pas été retenue.
Les cinq accusés avaient été jugés coupables d'abus sexuels, et condamnés à neuf ans de prison en avril dernier, contre 22 requis par l'accusation.
Ce jugement rendu au terme d'un procès à huis clos de cinq mois avait provoqué, en plein mouvement #MeToo, des manifestations de colère à travers tout le pays. Les procureurs avaient fait appel.
Mais le Tribunal supérieur de justice de Navarre (TSJN) a confirmé ce jugement de première instance. En Espagne, pour que le viol soit retenu, le plaignant ou la plaignante doit présenter des preuves de violence caractérisée telles que menaces à l'arme blanche ou violences physiques.
Dans sa décision, le TSJN reconnaît que la victime a bien été agressée sur le seuil d'un bâtiment résidentiel. Les accusés avaient enregistré la séquence sur leurs téléphones mobiles. Mais, les violences physiques n'ayant pas été prouvées, ils n'ont pu être condamnés pour viol.
Le gouvernement a annoncé en juillet dernier son intention de modifier le code pénal pour faciliter les condamnations pour viol.
"Le verdict renforce la nécessité de procéder à des changements précis pour les crimes de viol et de violences sexuelles et de les différencier de l'abus", a déclaré mercredi sur Twitter la vice-présidente du gouvernement, Carmen Calvo.
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Des appels à manifester ont été lancés mercredi dans toute l'Espagne.
Réagissant sur la chaîne de télévision publique TVE, Pablo Iglesias, qui dirige le mouvement Podemos, a estimé que cet arrêt était une "honte qui démontre que le chauvinisme mâle reste bien établi dans les tribunaux".
"Nous devons prendre des mesures, des mesures qui devront éduquer les juges, parce que les femmes ne peuvent pas continuer de vivre dans la peur", a-t-il ajouté.
Les cinq condamnés, parmi lesquels un ancien policier et un ancien militaire, ont été remis en liberté provisoire en juin dernier après versement d'une caution de 6.000 euros dans l'attente d'une condamnation définitive.
Un dernier recours en cassation peut être tenté devant le Tribunal suprême.
(Paul Day; Henri-Pierre André et Danielle Rouquié pour le service français)
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