La mobilisation lycéenne ne faiblit pas
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La mobilisation lyceenne ne faiblit pas
CHARLES PLATIAU
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La mobilisation lyceenne ne faiblit pas
CHARLES PLATIAU
PARIS (Reuters) - Quatre cent cinquante établissements étaient perturbés mardi par des lycéens dénonçant notamment les réformes du baccalauréat et de l'accès à l'université, un mouvement qui ne donne aucun signe de fléchissement après plus d'une semaine de mobilisation.
Selon le ministère de l'Education nationale, 60 lycées étaient entièrement bloqués en ce "mardi noir", tel que l'a baptisé le syndicat lycéen UNL.
Ces chiffres sont stables par rapport à lundi : 450 établissements, soit environ 10% des lycées de France, étaient alors perturbés, particulièrement dans les académies d'Aix-Marseille, Versailles et Créteil, et 50 complètement bloqués.
Les manifestations donnent lieu à moins de violences que la semaine dernière, malgré "quelques points de tension", observe-t-on au ministère de l'Education nationale.
A Toulouse, derrière une banderole "Profs sans poste, élèves sans filière", entre 1.200 enseignants, lycéens et étudiants, selon la préfecture, et 2.600 selon les syndicats, ont manifesté mardi après-midi dans le calme.
"Cette réforme est faite de manière accélérée en demandant aux professeurs de travailler les critères des élèves pour leur orientation mais on n'est pas formés pour cela", soulignent deux enseignants du lycée des Arènes, ajoutant "qu'aucun moyen n'est alloué pour cette charge de travail supplémentaire".
Lisa, élève de seconde au lycée Saint-Sernin, est mobilisée depuis une semaine contre les réformes.
"C'est difficile de savoir dès la seconde l'orientation que l'on veut choisir alors qu'on ne connaît pas vraiment l'enseignement supérieur. Je manifeste car je ne veux pas qu'on me vole mon avenir", confie la jeune fille.
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Avant le week-end, le mouvement s'est envenimé dans plusieurs villes de France, théâtres de heurts entre lycéens et forces de l'ordre.
La mobilisation a notamment été marquée par l'interpellation de 151 jeunes à Mantes-la-Jolie (Yvelines) lors d'une opération de police dont les images ont heurté jusqu'au ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer.
(Simon Carraud, avec Julie Rimbert à Toulouse, édité par Yves Clarisse)
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