L'UE compte ajouter les Bermudes à sa liste de paradis fiscaux
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L'ue compte ajouter les bermudes a sa liste de paradis fiscaux
Gary Cameron
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L'ue compte ajouter les bermudes a sa liste de paradis fiscaux
Gary Cameron
BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de l'Union européenne devraient ajouter l'archipel britannique des Bermudes à la liste des paradis fiscaux, mardi, mais l'Italie s'oppose à ce que les Emirats arabes unis y soient aussi inclus, montre un document consulté par Reuters.
La révision de la liste, la plus importante depuis sa création en décembre 2017, devrait se traduire par une multiplication par trois des entités concernées - elles sont actuellement cinq.
Outre les Bermudes, la Barbade et le sultanat d'Oman se trouvent dans le projet de liste figurant dans les documents consultés par Reuters. D'autres entités des Caraïbes et du Pacifique devraient les rejoindre.
L'UE s'est résolue à créer une liste noire des paradis fiscaux après les révélations sur l'ampleur de l'évasion fiscale pratiquée par des entreprises et des contribuables fortunés.
Les entités concernées sont soumises à un contrôle accru de leurs transactions financières avec les Vingt-Huit mais aucune sanction n'a pour le moment été imposée par les Etats membres.
Le Royaume-Uni s'est longtemps opposé à ce que les Bermudes figurent sur la liste mais s'est finalement rangé à l'avis de la Commission européenne selon laquelle le territoire britannique a manoeuvré pour éviter de se conformer aux exigences européennes, montre un document consulté par Reuters.
Les experts européens souhaitaient aussi ajouter les Emirats arabes unis à la liste des paradis fiscaux mais l'Italie s'y est opposée, plaidant pour que davantage de temps leur soit laissé pour modifier leur législation. Le dernier mot reviendra mardi aux ministres des Finances.
La semaine dernière, les Etats membres ont bloqué l'adoption d'une autre liste noire, celles des pays déficients dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, après des pressions de l'Arabie saoudite, qui devait y figurer, ainsi que des Etats-Unis dont quatre territoires (Porto Rico, Guam, les Samoa américaines et les îles Vierges américaines) étaient concernés.
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(Francesco Guarascio; Tangi Salaün pour le service français, édité par Véronique Tison)
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