Téléchargez
notre application
Ouvrir

L'Iran enrichit de l'uranium à Fordow depuis le 9 novembre, selon l'AIEA

reuters.com  |   |  370  mots
L'iran enrichit de l'uranium a fordow depuis le 9 novembre, selon l'aiea[reuters.com]
(Crédits : Lisi Niesner)

VIENNE (Reuters) - L'Iran enrichit de l'uranium sur son site souterrain de Fordow depuis le 9 novembre, en infraction avec ses engagements pris en vertu de l'accord de 2015 sur son programme nucléaire (JCPOA), confirme lundi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dans son rapport trimestriel de suivi du JCPOA.

L'agence note également que les stocks d'uranium enrichi de la République islamique ont continué de croître sur la période.

Un an jour pour jour après le retrait américain de l'accord de Vienne décidé par Donald Trump, l'Iran a entamé le 8 mai dernier un processus de désengagement par étapes, tous les 60 jours, afin de pousser les Européens à tenir leurs promesses de compensation des sanctions américaines.

Le président iranien Hassan Rohani a lui-même annoncé mardi dernier que son pays allait enfreindre une nouvelle disposition de l'accord de 2015 sur son programme nucléaire en injectant du gaz d'uranium dans 1.044 centrifugeuses de Fordow (centre), prélude à la reprise d'opérations d'enrichissement sur ce site.

Les stocks d'uranium enrichi iraniens s'élèvent désormais à 372,3 kilogrammes, au-delà de la limite de 202,8 kg fixée par l'accord de 2015 signé à Vienne par l'Iran, les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne.

Le taux d'enrichissement est resté stable à 4,5%, comme noté lors du précédent rapport trimestriel, alors que l'Iran avait accepté avec les grandes puissances de maintenir le degré de pureté de l'uranium à 3,67%.

Ce taux reste loin du taux de 20% que le pays avait atteint avant 2015 et du taux de 90% considéré comme nécessaire pour obtenir de l'uranium de qualité militaire.

La République islamique, poursuit le rapport confidentiel de l'AIEA, a continué d'enrichir de l'uranium avec des centrifugeuses plus sophistiquées que le modèle de base IR-1, ce qui n'est pas autorisé par l'accord de Vienne.

L'Iran a même installé un petit nombre de centrifugeuses non mentionnées par l'accord.

Téhéran a annoncé la semaine dernière travailler sur un prototype avancé de centrifugeuse 50 fois plus rapide que l'IR-1, un modèle que les experts considèrent comme dépassé et voué au démantèlement.

(Francois Murphy; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)