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Le fondateur d'easyJet échoue à évincer la direction

reuters.com  |   |  347  mots
Le fondateur d'easyjet echoue a evincer la direction[reuters.com]
(Crédits : Phil Noble)

LONDRES (Reuters) - Le fondateur et premier actionnaire d'EasyJet, Stelios Haji-Ioannou, n'est pas parvenu à renverser les dirigeants de la compagnie, selon les premiers résultats d'une assemblée générale des actionnaires autour d'un programme d'achat de nouveaux appareils qu'il conteste, alors que le groupe est lourdement pénalisé par les répercussions de la pandémie de coronavirus.

Le président de la compagnie aérienne britannique à bas coût, John Barton, a annoncé vendredi à l'occasion d'une visioconférence que les résolutions soumises par Stelios Haji-Ioannou seraient rejetées.

"Au vu des votes par procuration enregistrés avant la réunion, nous prévoyons que l'ensemble des quatre résolutions mises à l'ordre du jour soient écartées", a-t-il déclaré.

Comme ses concurrentes, la compagnie britannique a vu ses appareils être cloués au sol du fait de l'interruption du trafic aérien découlant de la crise sanitaire et sa direction a pris un certain nombre de mesures pour réduire sa flotte, tout en assurant disposer d'une trésorerie suffisante pour survivre.

Mais Stelios Haji-Ioannou a jugé ce plan insuffisant et a publiquement demandé l'annulation d'une commande de 107 Airbus d'un montant de 4,5 milliards de livres sterling (environ 5 milliards d'euros), jugée indispensable par les dirigeants de la compagnie pour qu'elle dispose d'une flotte compétitive lorsque la demande reprendra.

Stelios Haji-Ioannou, dont la famille est le premier actionnaire d'easyJet avec une participation de 34%, estime quant à lui que ces commandes pourraient conduire la compagnie à la faillite pendant la phase aiguë de la crise du secteur aérien.

Il a donc réclamé l'éviction de quatre des principaux dirigeants d'easyJet: le directeur général Johan Lundgren, le président John Barton, le directeur financier Andrew Findlay et un directeur non-exécutif indépendant, Andreas Bierwirth et provoqué une assemblée générale pour permettre aux actionnaires de se prononcer sur leur sort, dans un nouveau bras de fer qui survient après une décennie d'affrontements avec la direction.

(Sarah Young, version française Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)

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