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Coronavirus : Le recours à l'hydroxychloroquine déconseillé en France

reuters.com  |   |  337  mots
Coronavirus: le recours a l'hydroxychloroquine deconseille en france[reuters.com]
(Crédits : Pool)

PARIS (Reuters) - Le Haut conseil de santé publique (HCSP), saisi en urgence par le ministre de la Santé, recommande dans un avis publié mardi de ne pas utiliser l'hydroxychloroquine dans le cadre du traitement des patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19.

"Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l'absence d'étude clinique suffisamment robuste démontrant l'efficacité de l'hydroxychloroquine dans le COVID-19 quelle que soit la gravité de l'infection", est-il souligné dans cet avis.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé samedi sur Twitter avoir chargé ce groupe indépendant d'experts d'analyser "une étude alertant sur l'inefficacité et les risques de certains traitements du COVID-19 dont l'hydroxychloroquine" publiée dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.

Pour faire face à la flambée épidémique, les médecins français était autorisés depuis la fin mars et à titre dérogatoire à utiliser l'hydroxychloroquine pour traiter les patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, alors que cet antipaludéen de synthèse est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Mais au vu des conclusions de la vaste étude internationale publiée vendredi dernier dans le Lancet, qui a évalué le rapport bénéfices-risques de l'hydroxychloroquine dans la prise en charge du COVID-19, ainsi que "des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires" signalés par le réseau français de pharmacovigilance, le HCSP estime désormais que cette molécule "n'apporte pas de bénéfice et peut être dangereuse".

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) française a parallèlement annoncé mardi suspendre l'inclusion de nouveaux patients dans les 16 essais cliniques évaluant l'hydroxychloroquine qu'elle a autorisés depuis le début de l'épidémie.

L'Organisation mondiale de la Santé a déjà suspendu son essai clinique par mesure de sécurité.

(Myriam Rivet, édité par Henri-Pierre André)

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