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Manifestation de guides-conférenciers pour la réouverture du Louvre

reuters.com  |   |  308  mots
Manifestation de guides-conferenciers pour la reouverture du louvre[reuters.com]
(Crédits : Christian Hartmann)

PARIS (Reuters) - Masques barrés d'une croix sur le nez et portraits de la Joconde en main, plusieurs dizaines de guides-conférenciers ont manifesté lundi pour dénoncer la précarité de leur situation à l'occasion de la réouverture du Louvre au public.

Ces professionnels de la culture, qui réclament notamment un statut d'intermittent au même titre que les artistes, se sont retrouvés au pied de la Pyramide de verre du musée le plus fréquenté du monde, qui rouvre après quatre mois d'inactivité liée à l'épidémie de coronavirus.

"Le gouvernement a injecté 18 milliards d'euros pour sauver l'industrie touristique, et rien n'est prévu pour aider les guides", a déclaré à Reuters une participante, Margot Schmitz. "Le gouvernement est sourd."

Deux manifestantes ont protesté devant le tableau de La Joconde, à l'intérieur du musée, a constaté Reuters sur place.

Une grande partie des quelque 10.000 guides-conférenciers travaillant en France sont indépendants ou détenteurs de contrats courts, ce qui les rend particulièrement vulnérables à l'heure où les étrangers se font rares dans le pays, première destination touristique mondiale.

Pour sa réouverture selon un protocole sanitaire étudié, le Louvre doit accueillir environ 7.000 personnes par jour, cinq fois moins qu'avant la crise, ce qui permettra d'admirer quelque 30.000 oeuvres d'art dans des conditions privilégiées.

Le public sera majoritairement composé de Français et d'Européens, très différent de celui de l'avant-coronavirus, constitué à 75% d'étrangers, Américains et Chinois en tête.

Le président du Louvre, Jean-Luc Martinez, a évalué à environ 40 millions d'euros le manque à gagner (billetterie, ventes en boutiques, location de salles) pour l'institution, dont l'aide annuelle de l'Etat s'élevait avant la crise à 100 millions d'euros, soit 40% du budget.

(Reportage Noémie Olive, rédigé par Elizabeth Pineau, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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