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Des Saoudiens et des Russes sur la liste britannique des atteintes aux droits de l'homme

reuters.com  |   |  370  mots
Londres prepare de nouvelles sanctions contre les violations des droits de l'homme[reuters.com]
(Crédits : Hannah Mckay)

LONDRES (Reuters) - Vingt cinq ressortissants russes et vingt Saoudiens soupçonnés d'avoir participé respectivement aux meurtres de l'avocat Sergueï Magnitski et du journaliste Jamal Khashoggi figurent sur la nouvelle liste dévoilée lundi par le ministre britannique des Affaires étrangères en vue de sanctions pour atteintes aux droits de l'homme.

S'exprimant devant le Parlement, Dominic Raab a précisé que les premières personnes y figurant étaient impliquées dans des actes de torture et de meurtre.

Elles sont passibles d'un gel de leurs avoirs et d'une interdiction de visa dans le cadre d'un nouveau régime de sanctions post-Brexit inspiré de la loi Magnitski (Magnitsky Act), adoptée par le Congrès américain en 2012.

Dominic Raab veut un régime de sanctions strictes propre au Royaume-Uni pour en faire un pays à la pointe de la défense des droits de l'homme.

Moscou se réserve le droit de riposter aux sanctions britanniques, a fait savoir l'ambassade de Russie à Londres, citée par l'agence de presse RIA. Parmi les Russes figurant sur la liste se trouve Alexandre Bastrikine, président du comité d'enquête de la Fédération de Russie, qui rend compte directement à Vladimir Poutine.

Son nom figure également sur les listes américaines et canadiennes des personnalités soupçonnées du meurtre de Sergueï Magnitski. L'avocat russe, arrêté en 2008 après avoir dénoncé l'implication de fonctionnaires dans une fraude fiscale à grande échelle, est mort l'année suivante dans une prison moscovite après s'être plaint de mauvais traitements.

En ce qui concerne Jamal Khashoggi, après de multiples déclarations contradictoires, les autorités saoudiennes ont reconnu que le journaliste avait été tué et démembré le 2 octobre 2018 à Istanbul, dans les locaux du consulat d'Arabie saoudite, par des agents saoudiens ayant agi, selon elles, de leur propre initiative.

Leur procès s'est ouvert la semaine dernière en Turquie, où ils sont jugés par contumace.

Le service de presse du gouvernement saoudien et le ministère des Affaires étrangères n'ont pas répondu à une demande de commentaires.

(Elizabeth Piper et Andy Bruce; version française Laura Marchioro, Claude Chendjou, Elena Smirnova édité par Jean-Stéphane Brosse)

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