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Merkel appelle à une Europe plus unie face à la crise du coronavirus

reuters.com  |   |  458  mots
La lutte contre le coronavirus va faconner la presidence allemande de l'ue, dit angela merkel[reuters.com]
(Crédits : Yves Herman)

BRUXELLES (Reuters) - La lutte contre l'épidémie de coronavirus et le renforcement des droits fondamentaux menacés par la crise sanitaire vont façonner les six mois de la présidence allemande de l'Union européenne (UE), qui a débuté le 1er juillet, a déclaré mercredi la chancelière allemande Angela Merkel au Parlement européen à Bruxelles.

Angela Merkel y a exposé sa conception d'une Union européenne plus unie et plus forte face à la crise sanitaire, qu'elle a qualifiée de plus grand défi pour le bloc européen.

Elle a également souligné le besoin de solidarité à travers les 27 membres de l'UE. "Il est dans notre intérêt d'aider les régions les plus touchées par l'épidémie", a déclaré la chancelière allemande.

"Nous savons tous que ma visite d'aujourd'hui a lieu dans le contexte de plus grand défi auquel l'Union européenne a été confrontée dans son histoire", a déclaré Angela Merkel lors de sa première visite au Parlement européen depuis l'assouplissement des mesures de confinement en Europe.

"L'Europe sortira de la crise plus forte que jamais si nous renforçons la cohésion et la solidarité", a-t-elle ajouté, alors que les parlementaires européens, portant tous des masques, étaient en outre séparés par des sièges vides.

Angela Merkel a dit espérer qu'un compromis sur le plan de relance européen de 750 milliards d'euros, destiné à soutenir financièrement les Etats membres les plus touchés par la crise du coronavirus, soit trouvé cet été.

La réponse à apporter à la crise due au coronavirus a de nouveau mis en lumière des divergences entre les Vingt-Sept, avec d'un côté Paris, Berlin ou Rome et, de l'autre, les Etats dits "frugaux" - Autriche, Pays-Bas, Danemark et Suède - réticents à l'idée de simples transferts budgétaires et qui préfèrent l'option de prêts remboursables aux Etats les plus touchés.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a estimé mercredi que des négociations étaient encore nécessaires pour parvenir à un accord sur le fonds de relance européen.

"Je peux vous assurer que je fais tout ce que je peux pour obtenir un accord", a-t-il déclaré au Parlement européen quelques jours avant un Conseil européen crucial prévu les 17 et 18 juillet.

"Nous devons trouver rapidement une solution viable. Mon impression, après une série de consultations ces derniers jours, est que nous n'avons pas encore terminé nos négociations et qu'il nous reste encore beaucoup de travail à faire", a-t-il dit.

(Rédaction de Bruxelles, version française Jean-Philippe Lefief et Elena Smirnova, édité par Blandine Hénault)