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Une convention républicaine porteuse "d'espoir" pour relancer la campagne de Trump

reuters.com

Publié le 24 août 2020 à 11:10 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 22:17

Une convention republicaine porteuse "d'espoir" pour relancer la campagne de trump

Une convention republicaine porteuse "d'espoir" pour relancer la campagne de trump

ERIN SCOTT

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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par Jeff Mason et Jarrett Renshaw

WASHINGTON/CHARLOTTE, Caroline du Nord (Reuters) - Les Républicains vont tenter cette semaine de démontrer que l'avenir économique et politique des Etats-Unis dépend de la réélection de Donald Trump, dans le cadre d'une convention conçue pour souligner son bilan présidentiel avant la pandémie et semer le doute sur son adversaire démocrate Joe Biden.

Alors que l'épidémie de coronavirus a tué plus de 175.000 personnes aux Etats-Unis et a déclenché une récession entraînant des millions de suppressions d'emplois, la convention républicaine prévoit à la fois des meetings "classiques" et des événements en visioconférence et sera ponctuée d'interventions des membres de la famille de Donald Trump, qui s'exprimera chaque soir.

Dans le sillage d'une convention démocrate "virtuelle" qui a validé la semaine dernière le ticket composé de l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, et de la sénatrice Kamala Harris, le programme des quatre jours de la convention républicaine vise à insister sur le bilan du premier mandat de Donald Trump et à promettre qu'il en fera davantage s'il est réélu, selon des responsables de la Maison blanche et du Parti républicain, qui n'ont cependant fourni aucun détail sur son programme politique.

Pour l'instant, Joe Biden, 77 ans, devance Donald Trump, 74 ans, dans les sondages en vue du scrutin du 3 novembre.

Face à la description par les démocrates d'un président sortant symbolisant les ténèbres, le chaos et l'incompétence et à une convention mettant en avant l'unité et la diversité du parti, les républicains souhaitent de leur côté diffuser un message plus optimiste, en mettant l'accent sur "la loi et l'ordre", le droit de porter des armes, les baisses d'impôts et les citoyens "oubliés".

"Nous tenons à améliorer l'humeur maussade et tendue" qui a caractérisé la convention démocrate, a déclaré vendredi Kellyanne Conway, ancienne directrice de la campagne de Donald Trump en 2016 et conseillère du président, qui va quitter ses fonctions à la Maison blanche à la fin du mois.

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"OPTIMISME"

"Nous avons besoin de nous relever. Nous avons besoin d'entendre davantage d'optimisme et d'espoir", a-t-elle ajouté.

Mais l'épidémie de COVID-19 n'est toujours pas contrôlée aux Etats-Unis et la gestion de la crise sanitaire par Donald Trump est largement désapprouvée par la population. Les républicains n'ont donc que peu de bonnes nouvelles à mettre en avant.

"Ce que (les électeurs) vont entendre de Donald Trump cette semaine, c'est la dernière chose dont notre pays a besoin: davantage de mensonges éhontés et une division toxique pour tenter de détourner l'attention de son incompétence" dans la gestion de cette crise, a déclaré Andrew Bates, porte-parole de Joe Biden.

"Ce qu'ils n'entendront pas, c'est ce que les familles américaines attendent désespérément depuis plus de sept mois: une stratégie cohérente pour vaincre la pandémie", a-t-il ajouté.

Donald Trump, ancien animateur d'une émission de téléréalité, prévoit de participer à plusieurs événements publics lors de cette convention, à l'inverse des démocrates qui ont diffusé des discours pré-enregistrés ou délivrés dans des enceintes quasiment désertes pour éviter de propager le virus.

Il doit notamment se rendre ce lundi en Caroline du Nord, où devait initialement se tenir la convention et où quelques événements sont encore programmés.

Rompant avec la tradition qui voit habituellement le candidat en cours de nomination - qu'il soit démocrate ou républicain - se faire discret pendant la convention, jusqu'à son discours d'acceptation en clôture de ce rendez-vous, Donald Trump va s'exprimer chaque soir au cours des quatre jours de la convention républicaine.

Son épouse, Melania Trump, doit s'exprimer mardi depuis la Maison blanche et son vice-président, Mike Pence, suivra mercredi avec un discours prononcé depuis le Fort McHenry, un monument historique datant de la guerre d'indépendance des Etats-Unis, à Baltimore (Maryland).

Donald Trump acceptera la nomination du parti républicain jeudi soir, depuis la Maison blanche, un choix que les démocrates ont dénoncé comme une utilisation partisane d'une propriété publique.

ATTAQUES CIBLÉES CONTRE JOE BIDEN

"Donald Trump a quatre jours pour remplir deux missions: la première étant 'nous savons ce que nous faisons et nous avons fait du bon travail, même si cela a évidemment été interrompu par le virus", a résumé Constantin Querard, président de Grassroots Partners, un cabinet de conseil politique conservateur basé en Arizona.

"Et ensuite il doit critiquer le ticket démocrate en insistant sur le fait qu'ils sont d'extrême-gauche", a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui recourt régulièrement aux surnoms et aux images péjoratives pour dévaloriser ses opposants, a déjà répliqué au discours, qu'il juge défaitiste, de celui qu'il appelle régulièrement "Sleepy Joe" ("Joe l'endormi"-NDLR).

"Joe Biden a de façon sinistre déclaré une ère de ténèbres en Amérique. Et pourtant, regardez ce que nous avons accompli. Jusqu'à l'arrivée de ce fléau, regardez ce que nous avons accompli", a-t-il dit à ses partisans vendredi.

"Là où Joe Biden voit des ténèbres américaines, je vois la grandeur de l'Amérique."

Pour Peter Trubowitz, professeur au centre sur l'étude des Etats-Unis de la London School of Economics, les républicains "vont se livrer à une attaque en règle de la capacité de Joe Biden à être président" tout au long de leur convention.

"Il ne va pas tellement s'agir de son âge (...) mais plutôt de remettre en question son 'indépendance' par rapport aux réseaux démocrates, qualifiés par son équipe de campagne de 'radicaux', de 'socialistes' et de menaces pour la loi et l'ordre", a-t-il souligné dans une note.

(Avec Andrea Shalal, Heather Timmons and James Oliphant ; version française Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)

reuters.com

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