Durcir les restrictions et accélérer les vaccins pour éviter une "catastrophe" au Royaume-Uni
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2 million de vaccinations hebdomadaires pour eviter une nouvelle vague, selon une etude
PHIL NOBLE
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2 million de vaccinations hebdomadaires pour eviter une nouvelle vague, selon une etude
PHIL NOBLE
LONDRES (Reuters) - Les autorités britanniques doivent renforcer les mesures de restrictions pour éviter une nouvelle vague "catastrophique" de décès liés au variant du coronavirus, a déclaré mardi un des conseillers scientifiques du gouvernement.
Une étude publiée parallèlement par la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM) estime qu'il faudrait vacciner deux millions de personnes chaque semaine pour éviter une troisième vague épidémique.
Avec près de 41.500 nouveaux de cas de contamination recensés pour la seule journée de lundi, le Royaume-Uni a connu une progression sur 24 heures sans équivalent depuis l'arrivée des tests massifs mi-2020. La pression est également très forte sur les hôpitaux d'Angleterre, qui soignent plus de patients atteints du Covid-19 que lors de la première vague.
"Nous entrons dans une nouvelle phase très dangereuse de la pandémie", a déclaré mardi sur l'antenne de la BBC Andrew Hayward, professeur d'épidémiologie et spécialiste des maladies infectieuses à l'University College de Londres.
"Et nous allons avoir besoin d'une action nationale décisive rapide pour éviter une catastrophe en janvier et février", a ajouté l'épidémiologiste qui siège au conseil scientifique du gouvernement britannique sur les maladies respiratoires.
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Plus de 71.000 décès liés à l'épidémie ont été recensés en Grande-Bretagne, où plus de 2,3 millions de personnes ont été contaminées par le coronavirus, d'après un décompte de Reuters effectué lundi soir sur la base de données officielles.
Le gouvernement a étendu le 26 décembre les mesures de restriction maximales, qui concernent désormais près de la moitié de la population anglaise (pour l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord, les questions de santé publiques relèvent des exécutifs autonomes).
Mais l'apparition d'un nouveau variant plus contagieux du SARS-CoV-2 signifie que ces mesures ne permettront vraisemblablement pas de ralentir la progression de la maladie, souligne le Pr Hayward.
"NOUS NOUS RAPPROCHONS D'UN QUASI-CONFINEMENT"
Il estime notamment que la réouverture des écoles prévue le 4 janvier n'est pas souhaitable d'un point de vue "purement épidémiologique". Il reconnaît que compte tenu des difficultés qu'engendrerait une fermeture prolongée des établissements scolaires pour de nombreux enfant, principalement issus de familles défavorisées, il pourrait être préférable d'opter pour des mesures de fermeture concernant d'autres secteurs de la vie publique.
"Nous sommes vraiment face à une situation où nous nous rapprochons d'un quasi-confinement", dit-il.
La Grande-Bretagne est pourtant devenue le 8 décembre dernier le premier pays occidental à lancer sa campagne de vaccination contre le coronavirus, avec le vaccin produit par Pfizer et BioNTech.
En date du 24 décembre, soit un peu plus de deux semaines après le début de la campagne vaccinale, quelque 600.000 personnes avaient reçu la première des deux injections nécessaires du vaccin Pfizer-BioNTech, selon des chiffres fournis par le gouvernement.
Mais pour que la vaccination joue un rôle dans la lutte contre l'épidémie et permette de réduire la tension dans les services de réanimation et de soins intensifs, il va falloir passer à un rythme supérieur, selon les conclusions d'une étude menée par une université londonienne.
"Le scénario d'intervention le plus strict, avec des mesures de confinement dans toute l'Angleterre et les écoles fermées en janvier ainsi que deux millions d'individus vaccinés par semaine, est le seul scénario que nous estimons pouvoir abaisser le pic de charge des unités de soins intensifs sous les niveaux aperçus durant la première vague", écrit la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM).
"En l'absence d'un déploiement important du vaccin, les cas (de contamination), hospitalisations et admissions en unités de soins intensifs en 2021 pourraient dépasser ceux de 2020", ajoute-t-elle dans ses conclusions, qui n'ont pas encore fait l'objet d'une révision collégiale.
(David Milliken avec Kanishka Singh à Bangalore; version française Jean Terzian et Henri-Pierre André, édité par Blandine Hénault)
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