Pékin prévoit des mesures supplémentaires de répression à Hong Kong
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Pekin prevoit des mesures supplementaires de repression a hong kong
TINGSHU WANG
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Pekin prevoit des mesures supplementaires de repression a hong kong
TINGSHU WANG
par James Pomfret
HONG KONG (Reuters) - L'arrestation la semaine dernière à Hong Kong de plus de 50 activistes pro-démocratie illustre l'intensification des efforts de la Chine pour étouffer une potentielle nouvelle vague de contestation dans la région administrative spéciale, et des mesures supplémentaires sont très probables, a appris Reuters de deux personnes directement informées des projets de Pékin.
Les deux personnes, qui ont une longue expérience des affaires hongkongaises de premier plan et représentent les intérêts de Pékin, se sont exprimées sous couvert d'anonymat.
Tout en soulignant que les prochaines mesures que pourrait engager la Chine ne sont pas finalisées, les sources ont déclaré qu'il était possible que les élections législatives à Hong Kong - prévues l'été dernier mais reportées à septembre prochain en raison du coronavirus - fassent l'objet d'une réforme destinée, selon l'une des sources, à réduire l'influence des représentants pro-démocratie.
Pékin s'est impliqué de manière "considérable" dans le lancement et la coordination d'actions du gouvernement de Hong Kong, a indiqué à Reuters l'une des sources.
Ce haut représentant chinois a ajouté que la dernière vague d'arrestations dans l'ex-colonie britannique s'inscrivait dans un ensemble de mesures actuelles destinées à faire taire les activistes et à "s'assurer que Hong Kong ne rebascule pas dans ce que nous avons vu il y a dix-huit mois", lorsque de vastes manifestations anti-gouvernementales ont secoué le territoire dans ce qui constituait le plus important défi populaire livré à Pékin depuis trois décennies.
La Chine a été "trop patiente pendant trop longtemps, et elle doit gérer tout cela une fois pour toutes", a ajouté le représentant, indiquant que des mesures supplémentaires de répression seraient déployées pendant "au moins un an".
RÉFORME ÉLECTORALE ENVISAGÉE
Un porte-parole de la cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam a déclaré que l'instauration en juin dernier d'une nouvelle loi de sécurité nationale avait rétabli la stabilité et réduit les violences urbaines.
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"Les droits et libertés légitimes de la population de Hong Kong ont été respectés et les criminels ont été traduits devant la justice via notre système judiciaire indépendant", a déclaré le porte-parole dans un courriel transmis à Reuters, sans répondre aux questions sur le rôle de Pékin.
Il a ajouté que les élections législatives étaient programmées le 5 septembre et que les autorités oeuvraient pour garantir un scrutin ouvert et équitable.
Aucun commentaire n'a été obtenu auprès du gouvernement chinois.
Selon l'une des sources, la Chine craint toujours que l'opposition pro-démocratie parvienne à obtenir la majorité au Conseil législatif, le parlement hongkongais composé de 70 sièges, du fait d'un soutien populaire resté important.
Les autorités à Pékin discutent désormais de moyens de modifier le système électoral hongkongais pour répondre à des "déficiences" dans la structure politique, a ajouté le représentant chinois, et les élections pourraient ainsi être repoussées davantage.
La deuxième source pro-Pékin a confirmé que des discussions avancées étaient menées sur des changements structurels à apporter au système politique à Hong Kong, comme la possibilité de réduire l'influence des élus pro-démocratie au sein de la commission électorale composée de 1.200 membres chargée de désigner le prochain dirigeant du territoire en 2022.
(avec Anne Marie Roantree, Jessie Pang et les bureaux de Pékin et Hong Kong; version française Jean Terzian)
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