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GB : Le gouvernement dément vouloir restreindre les droits des salariés

reuters.com  |   |  305  mots
Gb: le gouvernement dement vouloir restreindre les droits des salaries[reuters.com]
(Crédits : Toby Melville)

LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique a démenti vendredi vouloir sacrifier les droits des travailleurs pour stimuler la croissance de l'activité, en réaction à un article du Financial Times sur un projet de réforme des réglementations européennes en la matière, que Londres appliquait jusqu'à son départ de l'UE en janvier.

"Nous allons continuer à étudier les politiques de soutien et de stimulation de la croissance de l'activité, de l'innovation et des créations d'emploi mais ces politiques ne se feront jamais au détriment des droits des travailleurs", a assuré le porte-parole du Premier ministre Boris Johnson.

Le Financial Times a rapporté jeudi que le département des Entreprises, de l'Energie et de la Stratégie industrielle proposait de mettre fin à la semaine de travail limitée à 48 heures et aux règles sur les pauses et de ne plus inclure les heures supplémentaires dans le calcul de certains congés payés.

Ces mesures sont préparées avec l'aval de Downing Street mais n'ont pas été encore présentées en conseil des ministres, a ajouté le FT, citant des sources au fait du projet.

Le ministre britannique des Entreprises, Kwasi Kwarteng, a réagi à ces informations sur Twitter en affirmant : "Nous voulons protéger et renforcer les droits des travailleurs, et non les restreindre."

Boris Johnson dit vouloir profiter du Brexit, effectif depuis le 1er janvier, pour supprimer ce que beaucoup au sein du Parti conservateur considèrent comme des limitations à la croissance de l'activité des entreprises.

Ed Miliband, ancien chef du Parti travailliste, a estimé que ces propositions ne visaient pas "à réduire les lourdeurs administratives pour les entreprises mais à priver les salariés de droits vitaux".

(William James, Elizabeth Piper, avec Derek Francis à Bangalore; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot)