Turquie et Grèce reprennent leurs discussions sur leurs différends en Méditerranée
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La turquie et la grece ont repris leurs discussions sur leurs differends en mediterranee
COSTAS BALTAS
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La turquie et la grece ont repris leurs discussions sur leurs differends en mediterranee
COSTAS BALTAS
ANKARA (Reuters) - La Turquie et la Grèce ont repris lundi leurs discussions pour tenter de régler leurs différends territoriaux en Méditerranée, source de vives tensions en 2020.
Soixante séances de pourparlers entre 2002 et 2016 n'ont pas abouti à de grandes avancées entre les deux Etats membres de l'Otan, qui revendiquent tous deux des zones potentiellement riches en hydrocarbures.
Ankara et Athènes ont fait preuve d'un optimisme mesuré avant la reprise de ces négociations à Istanbul, tout en continuant à échanger des critiques.
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a déclaré la semaine dernière que son pays abordait ces discussions avec optimisme mais "zéro naïveté", tandis que le président turc Recep Tayyip Erdogan a formulé l'espoir que la reprise des pourparlers marque le début d'une nouvelle ère.
"Sous l'impulsion de notre président, il est possible de résoudre tous les problèmes, y compris ceux de la mer Egée, et notre volonté est forte", a déclaré le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin, qui a assisté aux discussions.
On ignore quel était l'ordre du jour.
La Grèce a déclaré samedi qu'elle n'accepterait de discuter que de la démarcation des zones économiques exclusives et du plateau continental en Méditerranée orientale, et non pas de sujets de "souveraineté nationale".
La Turquie, de son côté, souhaite que les pourparlers portent sur les mêmes thèmes que lors des 60 précédentes séances, y compris la démilitarisation des îles de la mer Egée et les désaccords sur les espaces aériens.
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Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a participé la semaine dernière à une série d'entretiens à Bruxelles pour évoquer les initiatives susceptibles d'entretenir ce qu'il a qualifié d'"atmosphère positive" entre son pays et l'Union européenne depuis que cette dernière, qui soutient la Grèce, a repoussé en décembre l'hypothèse de sanctions contre Ankara au mois de mars prochain.
(Tuvan Gumrukcu; Version française Bertrand Boucey et Jean-Philippe Lefief, édité par Jean-Michel Bélot)
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