La Russie juge à nouveau, pour diffamation, l'opposant Alexeï Navalny
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La russie juge a nouveau, pour diffamation, l'opposant alexei navalny
Maxim Shemetov
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La russie juge a nouveau, pour diffamation, l'opposant alexei navalny
Maxim Shemetov
MOSCOU (Reuters) - Alexeï Navalny comparaît de nouveau vendredi devant un tribunal russe pour des accusations de diffamation, en dépit des appels des puissances occidentales pour la libération de l'opposant emprisonné dans le cadre d'une affaire distincte et alors que le chef de la diplomatie européenne est attendu à Moscou.
Fervent critique du président Vladimir Poutine, Alexeï Navalny a été condamné cette semaine à trois ans et demi de prison pour violation des termes de sa liberté conditionnelle dans une affaire de détournement de fonds pour laquelle il avait été condamné en 2014.
Plusieurs pays occidentaux ont rapidement dénoncé cette condamnation et appelé à la libération de l'opposant. Le président français Emmanuel Macron a qualifié le verdict d'"inacceptable".
Alexeï Navalny doit comparaître à 07h00 GMT pour des accusations de diffamation contre un vétéran de la Deuxième Guerre mondiale qui a pris part à une vidéo faisant la promotion de la révision constitutionnelle présentée l'an dernier par Vladimir Poutine - une réforme ouvrant la voie à un maintien de Poutine au pouvoir jusqu'en 2036.
Navalny avait qualifié de traîtres sans conscience les participants à cette vidéo.
Si les accusations visant Alexeï Navalny sont passibles d'une peine allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement selon les termes d'une nouvelle loi, les avocats de l'opposant estiment que leur client ne peut être condamné à de la prison car le crime présumé est antérieur à cette loi.
L'an dernier, Alexeï Navalny avait déclaré que cette affaire s'inscrivait dans le cadre d'efforts incessants pour faire taire ses critiques à l'encontre du Kremlin.
L'audience se déroule au jour où le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, doit s'entretenir à Moscou avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. En amont de cette visite, le Kremlin a déclaré qu'il voulait que le dialogue avec Bruxelles soit restauré afin de discuter de ce que Moscou décrit comme de nombreux désaccords.
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(Tom Balmforth et Anton Zverev; version française Jean Terzian)
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