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France : 20 départements en "surveillance renforcée" face au coronavirus, dit Castex

reuters.com  |   |  552  mots
France: 20 departements sous surveillance renforcee face au coronavirus, dit castex[reuters.com]
(Crédits : Pool New)

PARIS (Reuters) - Vingt départements sont sous surveillance renforcée en France en raison d'une situation épidémiologique et hospitalière inquiétante, a annoncé jeudi le Premier ministre Jean Castex, soulignant que le coronavirus gagnait de nouveau du terrain depuis une semaine dans le pays.

Des mesures de freinage telles que celles instaurées à Nice ou Dunkerque, avec un confinement le week-end, sont à l'étude pour ces territoires (*), dont toute l'Ile-de-France, et seront mises en place la semaine prochaine si la situation continue de se dégrader, a déclaré Jean Castex lors d'une conférence de presse consacrée à la lutte contre le COVID-19.

La mairie de Paris va soumettre au gouvernement un plan préconisant un confinement de la capitale pendant trois semaines avec l'objectif de rouvrir restaurants, bars et salles de spectacle à l'issue de cette période, a déclaré jeudi soir le premier adjoint sur France Info.

Jean Castex a dit espérer un retour à la normale dans le pays dans les prochains mois. "Cette épidémie, nous en verrons le bout, la progression de la campagne vaccinale nous permet de fixer un cap à la fin du printemps", a-t-il déclaré.

"A la mi-mai, la totalité des personnes de plus de 50 ans se seront vues proposer une première injection", a poursuivi le Premier ministre, indiquant que plus de 4 millions de doses vaccins devraient au total avoir été administrées à la population française fin février.

Présent à ses côtés, le ministre de la Santé Olivier Véran a dit que les personnes âgées de 65 à 75 ans "accéderont à la vaccination quoi qu'il arrive d'ici le mois d'avril".

Jean Castex a également réaffirmé qu'un nouveau confinement généralisé n'était pas à l'ordre du jour, et qu'il fallait "tout faire" pour retarder cette hypothèse via des actions ciblées sur certains territoires.

Le confinement le week-end est une "mesure lourde, intermédiaire, dont nous espérons qu'elle permettra d'infléchir la tendance observée", a-t-il souligné.

Par ailleurs, Olivier Véran a annoncé que l'Agence nationale de sécurité du médicament avait accordé une autorisation "temporaire" d'utilisation des anticorps monoclonaux pour limiter les risques de forme grave chez les personnes à risque.

"Il ne s'agit pas d'études cliniques, on est déjà dans une pratique thérapeutique, évidemment encadrée", a-t-il dit. "Quelque 83 centres hospitaliers ont déjà reçu des milliers de ce traitement qui pourront commencer à être administrés pour des patients âgés de 80 ans et plus."

"La France a commandé des dizaines de milliers de doses d'une génération d'anticorps monoclinaux", qui arriveront d'ici la mi-mars, a ajouté le ministre de la Santé.

Selon Olivier Véran, plus de 25.000 nouveaux cas de contamination par le coronavirus ont été enregistrés jeudi en France, contre 22.000 une semaine plus tôt.

Olivier Véran a aussi dit que le variant dit britannique concernait désormais la moitié des contaminations en France, et se propageait sur "tout le territoire national", avec des zones plus touchées que d'autres.

(*) Les huit départements d'Ile-de-France, l'Eure-et-Loir, l'Oise, la Somme, le Nord, le Pas-de-Calais, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle, le Rhône, la Drôme, les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes.

(Jean-Stéphane Brosse, Marc Angrand et Jean Terzian)