Pas de décision dans le procès du canadien Michael Spavor en Chine
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Pas de verdict dans le proces de michael spavor, selon un diplomate canadien
Carlos Garcia Rawlins
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Pas de verdict dans le proces de michael spavor, selon un diplomate canadien
Carlos Garcia Rawlins
DANDONG, CHINE (Reuters) - Le procès de Michael Spavor, l'un des deux ressortissants canadiens détenus en Chine depuis 2018 et accusés d'espionnage, s'est achevé vendredi au bout de deux heures sans décision, dans une affaire liée à une plus large dispute diplomatique entre Washington et Pékin.
Michael Spavor et son avocat ont assisté au procès et la Cour intermédiaire de la ville de Dandong, dans le nord-est du pays, fixera plus tard une date pour rendre sa décision, a-t-elle annoncé sur son site.
Les tribunaux chinois ont un taux de condamnation de plus de 99%.
L'homme d'affaires canadien, âgé de 45 ans, n'a pas été vu à l'extérieur du tribunal et aucune information sur son état n'était disponible.
La Chine a arrêté Michael Spavor et son compatriote Michael Kovrig peu de temps après l'arrestation en décembre 2018 à Vancouver de la directrice financière du groupe chinois Huawei, Meng Wanzhou, qui faisait l'objet d'une demande d'extradition des Etats-Unis.
Pékin soutient que les arrestations des deux ressortissants canadiens ne sont pas liées à celle de Meng Wanzhou, qui est toujours assignée à résidence à Vancouver où elle conteste son extradition.
Le procès de Michael Kovrig, un ancien diplomate, doit s'ouvrir lundi.
DISCUSSIONS AU MÊME MOMENT ENTRE WASHINGTON ET PÉKIN
Des représentants de l'ambassade du Canada et d'autres pays, dont les États-Unis, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la France, le Danemark, l'Australie, la Suède et l'Allemagne n'ont pas pu assister au procès de Michael Spavor.
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"La raison invoquée est qu'il s'agit d'une affaire dite de sécurité nationale et qu'ils pensent que le droit national prime sur le droit international, ce qui n'est pas le cas. La Chine a l'obligation internationale de permettre l'accès consulaire", a déclaré Jim Nickel, chargeé d'affaires à l'ambassade canadienne en Chine à des journalistes.
Il a indiqué que les responsables canadiens avaient vu Michael Spavor pour la dernière fois le 3 février et qu'ils avaient multiplié, sans succès, les requêtes pour le voir avant son procès.
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a déclaré vendredi que les affaires impliquant des secrets d'État n'étaient pas ouvertes au public.
Selon les observateurs du dossier, les condamnations probables de Michael Spavor et Michael Kovrig pourraient en fin de compte faciliter un accord diplomatique en vertu duquel ils seraient libérés et renvoyés au Canada.
Les procès des deux Canadiens interviennent alors même que les États-Unis et la Chine tiennent depuis jeudi une première réunion en Alaska depuis l'entrée en fonction du président américain Joe Biden.
Pour Guy Saint-Jacques, ancien ambassadeur du Canada à Pékin, l'ouverture du procès était clairement destinée à coïncider avec ces négociations, la Chine souhaitant faire pression sur l'administration Biden pour obtenir la libération de Mme Meng.
La Chine a nié jeudi tout lien entre le procès et la rencontre sino-américaine.
(Martin Quin Pollard et Se Young Lee; version française Camille Raynaud et Dagmarah Mackos, édité par Blandine Hénault)
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