Pays-Bas: Rutte n'obtient pas la confiance du Parlement mais échappe à la censure
reuters.com

Japon/usa: la visite de suga aux usa reportee a la mi-avril, rapporte le quotidien sankei
PIROSCHKA VAN DE WOUW
reuters.com

Japon/usa: la visite de suga aux usa reportee a la mi-avril, rapporte le quotidien sankei
PIROSCHKA VAN DE WOUW
par Bart H. Meijer et Toby Sterling
AMSTERDAM (Reuters) - Les chances du Premier ministre néerlandais sortant Mark Rutte de former un nouveau gouvernement semblent sérieusement compromises après le vote par le Parlement d'une motion de défiance déposée par les partis d'opposition.
Il n'a manqué que quelques voix au Parlement pour qu'il adopte une motion qui aurait contraint Mark Rutte à remettre sa démission.
La crise politique aux Pays-Bas survient après que Mark Rutte a reconnu avoir discuté en privé d'un poste qui devait être confié à un membre influent du Parlement qui avait critiqué son précédent gouvernement. Mark Rutte avait pourtant auparavant déclaré n'avoir jamais abordé le sujet.
"La seule chose que je puisse faire ici, c'est dire du fond du coeur (...) ce qui s'est passé, ce qui s'est bien passé, ce qui a mal tourné, (et) que je n'ai jamais menti", a-t-il dit jeudi devant le Parlement avant le vote de la motion de censure.
"Le Parlement m'a donné un sérieux avertissement et je ferai de mon mieux pour regagner sa confiance", a-t-il ajouté par la suite à la presse. On ignore quand et sous quelle forme les discussions sur la formation du gouvernement reprendront.
"C'est une affaire très sérieuse, pour laquelle j'ai présenté mes excuses", a encore déclaré Mark Rutte.
La "motion de défiance" précise que Mark Rutte n'a "pas dit la vérité".
Mark Rutte, dont le parti libéral VVD a remporté le mois dernier les élections législatives, est accusé de mensonge concernant ses propos sur les discussions en vue de former un gouvernement.
Sigrid Kaag, cheffe de la deuxième formation politique la mieux représentée au Parlement, a déclaré qu'elle n'était pas certaine que sa formation soit disposée à rejoindre un nouveau gouvernement de coalition avec Mark Rutte à sa tête.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"Si j'étais lui, je ne continuerais pas", a-t-elle déclaré, répondant à une question sur ce que devrait faire Mark Rutte.
Les consultations de Mark Rutte pour former un gouvernement ont été brusquement interrompues le 25 mars lorsque la principale négociatrice sur le dossier, Kajsa Ollongren, a involontairement dévoilé un document sensible, photographié à sa sortie du Parlement.
Dans ce document, on découvre que les négociateurs ont discuté d'une nomination à un poste politique "ailleurs" pour le député Pieter Omtzigt, qui avait vivement critiqué le précédent gouvernement de Mark Rutte.
Or, le chef du gouvernement sortant avait dit à la presse le 25 mars qu'il n'avait pas discuté de ce cela, mais les comptes rendus des consultations remises au Parlement montrent qu'il a bien fait mention de ce poste.
Le terme "ailleurs" a été interprété comme en dehors du Parlement ou des Pays-Bas.
Pieter Omtzigt, qui a prêté serment comme député mercredi, a déclaré que l'allusion à sa destitution constituait "un affront pour les électeurs néerlandais".
(Bart Meijer et Toby Sterling, version française Claude Chendjou)
reuters.com