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Le plan de relance européen est suffisant, juge Charles Michel

reuters.com  |   |  341  mots
Le plan de relance europeen est suffisant, juge charles michel[reuters.com]
(Crédits : Cagla Gurdogan)

PARIS (Reuters) - Le plan de relance de l'Union européenne face au COVID-19 est suffisant et "robuste", a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel dans un entretien publié samedi par le journal Les Echos.

Les États membres de l'UE se sont mis d'accord l'été dernier sur un fonds de relance de 750 milliards d'euros, mais certains pays s'agacent de la lenteur du versement des aides promises.

Certains dirigeants, dont Emmanuel Macron, se sont en outre interrogés sur l'éventuelle nécessité de stimuler davantage l'économie alors que de nouvelles vagues de coronavirus viennent contrarier les perspectives de reprise sur le continent européen.

"Je sais parfaitement que certains (...) jugent [le plan] insuffisant en arguant de la comparaison avec le plan de relance américain. Je ne partage pas cette opinion", a déclaré Charles Michel.

Soulignant que le plan européen s'ajoute aux moyens nationaux déployés par chaque Etat membre, Charles Michel fait aussi valoir que l'Europe dispose "d'amortisseurs sociaux plus importants qu'aux Etats-Unis".

"Ils ont permis de mieux absorber le choc et contribueront aussi à la relance. Quand on met tous ces éléments bout à bout, ma conviction est que le plan européen est très robuste", indique le président du Conseil européen.

Charles Michel revient par ailleurs sur le "regrettable incident" qui a vu la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen reléguée sur un canapé lors d'une visite à Ankara mercredi alors qu'il occupait lui-même le seul siège disponible au côté de Recep Tayyip Erdogan, indiquant qu'il le "déplore profondément".

"Je ne vous le cache pas, je ne dors pas bien depuis", ajoute-t-il, réaffirmant que l'incident est selon lui dû à "une interprétation trop stricte du protocole par les services turcs" et qu'il n'a pas voulu y ajouter un incident "diplomatique" ou faire preuve de "paternalisme déplacé" après la réaction de désapprobation d'Ursula von der Leyen.

(Richard Lough et Benjamin Mallet)