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La Chine avertit les sociétés internet contre toutes pratiques anticoncurentielles

reuters.com  |   |  347  mots
La chine avertit les societes internet contre toutes pratiques anticoncurentielles[reuters.com]
(Crédits : Thomas Peter)

PÉKIN (Reuters) - L'Administration d'État chinoise pour la régulation des marchés (SAMR), qui vient tout juste d'infliger une amende record à Alibaba, a déclaré mardi avoir averti plus d'une trentaine de sociétés internet contre l'utilisation de pratiques interdites, comme l'usage forcé de leur plate-forme, et de prendre l'exemple d'Alibaba comme un avertissement.

La SAMR a déclaré s'être entretenue avec 34 entreprises dont Tencent, ByteDance et JD.com, et leur a ordonné de procéder à des auto-inspections d'ici un mois. Les sociétés jugées en infraction feront face à des "punitions sévères".

La Chine a imposé samedi une amende de 2,31 milliards d'euros au géant internet, la plus forte amende antitrust jamais imposée dans le pays. Dans son avertissement mardi, la SAMR a exhorté les entreprises concernées à tenir compte du sort d'Alibaba.

Depuis plusieurs mois, Pékin tente de freiner les pratiques anticoncurrentielles dans l'économie en ligne chinoise, un secteur florissant. Le gouvernement a promulgué en février de nouvelles directives anti-monopole axées sur les sociétés de plateformes internet dans l'espoir de les empêcher d'abuser d'une position dominante sur le marché.

Alibaba et son fondateur, Jack Ma, ont été particulièrement visés après que le milliardaire a critiqué la réglementation financière chinoise. L'introduction en Bourse de la filiale d'Alibaba, Ant Group, a été suspendue à Shanghai et à Hong Kong.

Mardi, quatre sources proches du dossier ont indiqué à Reuters que l'introduction en bourse aux Etats-Unis de la société chinoise Waterdrop Inc, soutenu financièrement par Tencent, était retardée en raison de réserves émises par la Commission chinoise de réglementation des banques et des assurances (CBIRC) qui juge le modèle économique de la société trop risqué.

Waterdrop a démenti le fait que les régulateurs chinois s'opposaient à son projet d'introduction en Bourse et a indiqué que ses dirigeants étaient en communication régulière avec les régulateurs.

(Tony Munroe et Sophie Yu, version française Lucinda Langlands-Perry, édité par Blandine Hénault)