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Coronavirus : Une persistance à l'état endémique très probable, estime Fischer

reuters.com  |   |  522  mots
Coronavirus: une persistance a l'etat endemique tres probable, estime fischer[reuters.com]
(Crédits : Pool)

PARIS (Reuters) - Le scénario selon lequel le COVID-19 deviendrait à terme une maladie endémique - c'est-à-dire présente constamment avec une incidence relativement stable - apparaît "hautement plausible", a estimé vendredi le Pr Alain Fischer, président du conseil d'orientation sur la stratégie vaccinale française.

Interrogé sur ce point sur RMC, Alain Fischer a expliqué que l'éventualité "d'avoir chaque année une vaccination contre le COVID comme on se vaccine contre la grippe" était "évidemment hautement plausible", même si "ce n'est pas tout à fait certain non plus".

"Les autorités de l'Etat s'y préparent aussi en termes de pré-achats de vaccins, c'est évident", a-t-il souligné.

Ces propos font écho à ceux tenus par le PDG de Pfizer, Albert Bourla, dans un entretien publié vendredi dans Les Echos.

"Je pense que le scénario le plus probable est celui où, effectivement, nous restons dans une situation endémique", a-t-il expliqué. "Cette épidémie va devenir comme la grippe. Nous serons vaccinés et nous aurons une vie normale."

Pour autant, le patron du laboratoire américain s'est montré rassurant.

UNE TROISIÈME DOSE PEUT-ÊTRE NÉCESSAIRE

Lorsque le COVID-19 sera passé du statut pandémique au stade endémique, "nous pourrons contrôler la situation", a souligné Albert Bourla, en rappelant que les vaccins à ARN messager (ARNm), outre leur grande efficacité, peuvent être adaptés "très rapidement si un variant apparaît".

En attendant, laboratoires et autorités sanitaires se préparent également à ce qu'une troisième dose de rappel soit nécessaire, au-delà des injections réalisées dans le cadre des campagnes de vaccinations en cours.

"Il semble qu'il y aura besoin d'un rappel (un booster), mais nous ne pouvons pas en parler précisément avant de connaître ces données", pas encore disponibles faute de recul suffisant depuis les premières injections des vaccins anti-COVID, a déclaré Albert Bourla au quotidien économique français.

"Pour l'instant, nous n'avons les données qu'à l'issue des six premiers mois après la seconde injection", a-t-il souligné.

Au-delà de l'évolution de la situation sanitaire, la question du rappel dépend non seulement de l'évolution dans le temps de la protection qu'il confère et l'éventuelle apparition de nouveaux variants.

"On verra effectivement où on en est à l'automne", a expliqué Alain Fischer mais "je pense qu'il est mieux de préparer un scénario où il y aurait besoin de rappels de vaccins que de ne pas s'y préparer et de ne pas anticiper".

Les Etats-Unis se préparent aussi à l'éventualité qu'un rappel soit nécessaire dans les neuf à douze mois suivant les premières injections de vaccins contre le COVID-19, a déclaré jeudi soir lors devant une commission parlementaire David Kessler, le directeur scientifique du groupe de travail chargé de la gestion du COVID-19 de l'administration Biden.

Selon les données disponibles à ce stade, les vaccins anti-COVID de Moderna et de Pfizer et BioNTech conservent la plus grande partie de leur efficacité au bout de six mois.

(Myriam Rivet, avec Julie Steenhuysen à Chicago)