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Grande-Bretagne : Cameron dément avoir été motivé par l'argent pour le lobbying de Greensill

reuters.com  |   |  457  mots
Grande-bretagne: cameron dement avoir ete motive par l'argent pour le lobbying de greensill[reuters.com]
(Crédits : Hannah Mckay)

par William James

PARIS (Reuters) - L'ancien Premier ministre britannique David Cameron a démenti jeudi avoir été motivé par un intérêt financier personnel lorsqu'il agissait comme conseiller pour la société financière désormais en faillite Greensill Capital.

Si ses activités de lobbyisme n'ont pas abouti à des changements politiques, elles ont soulevé des interrogations quant à la pertinence pour les anciens dirigeants politiques d'utiliser leur statut pour essayer d'influencer la politique gouvernementale.

David Cameron n'a pas souhaité dévoiler sa rémunération chez Greensill, ou la valeur de ses actions détenues dans la société, mais il a indiqué que cela représentait "un important investissement économique".

"J'ai été payé un montant annuel, un montant annuel généreux, bien plus que ce que j'ai gagné en tant que Premier ministre", a-t-il déclaré à la commission du Trésor de la Chambre des communes.

Lorsqu'il a quitté ses fonctions au 10, Downing Street en 2016, David Cameron disposait d'un salaire d'un peu plus de 150.000 livres (174.352 euros).

Interrogé sur le fait de savoir si la crainte d'une perte financière avait motivé ses activités de lobbying, David Cameron a répondu: "Ce n'est pas ce que j'ai ressenti à l'époque, et ce n'est pas ce qui m'a motivé".

Il a ajouté avoir cru en la capacité de Greensill à aider les entreprises et le pays au début de la pandémie de coronavirus.

Selon des documents dévoilés mardi, David Cameron a contacté à plusieurs reprises lors d'une période de quatre mois en 2020 des responsables gouvernementaux et financiers pour le compte de Greensill, qui a déposé le bilan en mars.

Il a dit penser que l'envoi de sms et de messages via l'application WhatsApp était approprié en raison de la sévérité de la crise dûe au COVID-19, mais que d'autres règles pourraient s'appliquer à l'avenir.

David Cameron a démarché le gouvernement pour permettre à Greensill, fondée par l'ancien banquier australien Lex Greensill en 2011, d'accéder au programme de financement lié au COVID-19.

Le mois dernier, la Banque d'Angleterre a indiqué qu'aucun changement n'avait été fait dans le programme de facilité de financement aux entreprises mis en place face à la crise sanitaire à la suite des échanges entre David Cameron et des responsables de la banque centrale.

David Cameron a assuré à la commission du Trésor de la Chambre des communes qu'il n'avait pas été engagé initialement par Greensill comme lobbyiste mais que la situation avait changé avec la pandémie.

"Je ne pensais pas en mars ou en avril, lorsque j'avais ces contacts, qu'il y avait un risque que Greensill fasse faillite", a-t-il dit.

(Avec Andy Bruce et David Milliken; Blandine Hénault pour la version française)