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Au Royaume-Uni, l'isolement des cas contact fait craindre des pénuries

reuters.com  |   |  405  mots
Au royaume-uni, l'isolement des cas contact fait craindre des penuries[reuters.com]
(Crédits : Henry Nicholls)

par Guy Faulconbridge et James Davey

LONDRES (Reuters) - Les supermarchés, grossistes et transporteurs britanniques peinaient jeudi à approvisionner le pays en nourriture et en carburant, des centaines de milliers d'employés ayant été invités à s'isoler en tant que cas contact de personnes testées positives au COVID-19.

Un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson a assuré que le gouvernement travaillait en étroite collaboration avec les chaînes de supermarchés, dont il ne néglige pas les difficultés, mais que l'isolement restait l'un des outils majeurs de la lutte contre la pandémie.

"Nous avons au Royaume-Uni une chaîne d'approvisionnement alimentaire robuste et résiliente", a-t-il souligné.

Pour autant, "nous sommes très préoccupés par la situation", a dit le secrétaire d'État aux Entreprises, Kwasi Kwarteng, à la chaîne Sky, tout en contestant que les rayons des supermarchés soient "vides".

La deuxième chaîne de supermarchés britannique, Sainsbury's, a déclaré que les clients seraient en mesure de trouver les produits qu'ils souhaitent, mais peut-être pas toutes les marques.

Des journalistes de Reuters ont constaté que les magasins londoniens étaient approvisionnés en denrées alimentaires mais qu'il y avait des pénuries d'eau en bouteille, de boissons gazeuses et de certains produits frais à base de salade ou de viande.

La relance économique espérée par Boris Johnson grâce à l'avancement de la campagne de vaccination, qui a justifié la récente levée des dernières restrictions sanitaires, se trouve menacée par ce que la presse britannique a déjà qualifié de "pingdemic" - un jeu de mots sur l'alerte ("ping") envoyée par l'application des services de santé aux personnes devant s'isoler pendant 10 jours face à l'épidémie ("epidemic") de COVID-19.

La baisse des effectifs a semé la confusion dans des secteurs tels que l'approvisionnement alimentaire, les transports, la grande distribution, l'hôtellerie et la restauration, l'industrie manufacturière et les médias.

La chaîne de supermarchés britannique Iceland a déclaré avoir été contrainte de fermer des magasins.

Le pétrolier BP a également fermé temporairement des stations d'essence en raison d'une pénurie de carburant imputée au nombre de chauffeurs de poids lourds qui ont dû s'isoler dans un secteur fonctionnant déjà à flux tendus.

(Reportage Guy Faulconbridge et James Davey; version française Valentine Baldassari, édité par Tangi Salaün et Sophie Louet)