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Nouveau record d'infections au coronavirus à Tokyo

reuters.com  |   |  316  mots
Les provinces voisines de tokyo demandent des mesures d'urgence face a la flambee des cas de coronavirus[reuters.com]
(Crédits : Kim Kyung-Hoon)

TOKYO (Reuters) - La ville de Tokyo a enregistré mercredi 3.177 nouveaux cas de contamination au COVID-19, un record pour la capitale japonaise pour la deuxième journée consécutive, jetant une nouvelle ombre sur la quinzaine olympique.

Alors que la tenue des Jeux, qui se déroulent à huis clos, est critiquée par une majorité de la population japonaise, les gouverneurs de trois préfectures proches de Tokyo vont demander au gouvernement de déclarer l'état d'urgence, a indiqué mercredi le ministre de l'Economie, Yasutoshi Nishimura, devant une commission parlementaire.

La capitale, qui connaît déjà sa quatrième période d'état d'urgence, avait enregistré mardi 2.848 nouvelles infections au coronavirus, un record depuis le début de la pandémie en 2020, et les autorités ont demandé aux hôpitaux de préparer des lits supplémentaires, selon les médias.

Mercredi, les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo ont fait état de 16 nouveaux cas de COVID-19 liés aux Jeux. Les athlètes, le personnel et les médias doivent suivre des règles strictes pour empêcher la propagation du virus et se soumettre à des tests fréquents.

Un porte-parole du Comité international olympique (CIO) a estimé lors d'une conférence de presse que les Japonais devraient être rassurés par les mesures prises par les organisateurs, un porte-parole de Tokyo 2020 déplorant de son côté la hausse des contaminations tout en invitant au respect des règles sanitaires.

La recrudescence des cas de COVID-19 à Tokyo pourrait mettre en difficulté le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, dont la cote de popularité est au plus bas depuis sa prise de fonction en septembre dernier, et ce à l'approche des élections générales prévues cette année.

(Linda Sieg, Takaya Yamaguchi, Ami Miyazaki et Mari Saito; version française Camille Raynaud et Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)