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Une foule clairsemée de partisans de Trump se réunit au Capitole, placé en alerte

reuters.com  |   |  524  mots
Le capitole en alerte en prevision d'une manifestation de pro-trump[reuters.com]
(Crédits : Jonathan Ernst)

par Jan Wolfe et David Morgan

WASHINGTON (Reuters) - Les officiers de police et les médias étaient largement plus nombreux que les manifestants samedi autour du Capitole à Washington, à l'occasion d'un rassemblement de soutien aux personnes inculpées dans le cadre de l'assaut du bâtiment le 6 janvier dernier pour empêcher la certification par le Congrès de la victoire électorale de Joe Biden.

Entre 100 et 200 manifestants se sont rassemblés, certains arborant le drapeau du groupe d'extrême-droite Three Percenters, soit bien moins que les 700 personnes attendues par les organisateurs et les milliers qui avaient déferlé sur le Capitole le 6 janvier.

Ce jour-là, des partisans de l'ancien président Donald Trump avaient pris d'assaut le Capitole lors de troubles qui ont provoqué la mort de cinq personnes dont un policier.

Des centaines d'agents patrouillaient samedi dans l'enceinte du Capitole et les grilles noires, hautes de 2,44 mètres, qui avaient entouré le siège du Congrès américain pendant environ six mois après l'assaut, ont fait leur retour. Quelque 100 membres de la Garde nationale étaient en attente d'être mobilisés si besoin.

Des échanges de cris ont été entendus entre les participants au rassemblement et des contre-manifestants et des policiers à vélo sont intervenus pour mettre fin à certaines querelles.

La police du Capitole a fait état de quatre arrestations, dont celle d'un homme armé d'un pistolet repéré dans la foule. La raison de sa présence à la manifesfation n'était pas connue, a-t-elle indiqué.

Des policiers en tenue anti-émeute ont également sorti de la foule un homme qui avait un grand couteau attaché à sa hanche.

Les organisateurs du rassemblement "Justice pour J6" (en référence au 6 janvier) ont déclaré qu'ils s'attendaient à un rassemblement pacifique. Mais le chef de la police du Capitole, Thomas Manger, a toutefois déclaré à la presse vendredi "qu'il y avait eu quelques menaces de violence" liées à l'événement.

Tony Smith, 40 ans, est venu du Maryland à Washington pour exprimer son soutien à un processus judiciaire équitable pour les personnes inculpées pour l'assaut du Capitole le 6 janvier.

"Si nous n'honorons pas cela, nous n'honorons pas l'Amérique", a-t-il dit, alors qu'il portait une pancarte sur lequel était écrit "Nous voulons Trump !".

DES CENTAINES D'INCULPATIONS

Plus de 600 personnes ont été inculpées pour avoir pris part aux violences du 6 janvier, qui ont suivi un discours de Donald Trump au cours duquel il avait réitéré que sa défaite électorale face à Joe Biden était le résultat d'une fraude généralisée.

Ce jour-là, les partisans de Donald Trump ont affronté des officiers de police, brisé les fenêtres du Capitole et couru dans les couloirs, obligeant les parlementaires et le vice-président de l'époque, Mike Pence, à se mettre à l'abri.

Quatre personnes sont mortes le 6 janvier. Un agent de la police du Capitole qui avait été attaqué par les manifestants est mort le lendemain. Quatre agents de police qui avaient pris part à la défense du Capitole se sont suicidés par la suite.

(Reportage Jan Wolfe et David Morgan, version française Matthieu Protard et Blandine Hénault)