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Coronavirus : Omicron pourrait être dominant en France début 2022, dit Delfraissy

reuters.com  |   |  444  mots
Coronavirus-noel n'est pas en danger a cause de la 5eme vague, dit delfraissy[reuters.com]
(Crédits : Arnd Wiegmann)

PARIS (Reuters) - Le variant Omicron du coronavirus responsable du COVID-19 pourrait devenir dominant en France d'ici la fin du mois de janvier 2022, a estimé jeudi le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy, alors qu'à travers le monde, les pays renforcent leurs mesures de contrôle pour contenir sa propagation.

Deux premiers cas de contamination par le nouveau variant en France métropolitaine ont été confirmés jeudi par l'Agence régionale de santé (ARS), après un cas identifié en début de semaine à La Réunion.

D'après l'ARS d'Île-de-France, un homme, résidant en Seine-et-Marne et de retour d'un voyage au Nigeria, a été testé positif au variant Omicron. Son épouse a aussi été testée positive au COVID-19 et le séquençage de son prélèvement est en cours pour vérifier s'il s'agit du nouveau variant.

Les autorités sanitaires ont aussi fait état d'un autre cas confirmé dans le Haut-Rhin chez une personne de retour d'Afrique du Sud.

"Le variant Omicron va mettre un certain temps avant de s'installer en France et en Europe en général", a dit Jean-François Delfraissy sur BFM TV.

"Nous, on est au niveau du Conseil scientifique plutôt début 2022 ou fin janvier 2022", a-t-il ajouté.

Selon Jean-François Delfraissy, "le vrai ennemi c'est la cinquième vague avec le variant Delta".

"Nous ferons tout pour éviter un confinement mais bien sûr ça reste dans la boîte à outils", a-t-il aussi dit.

Aux Etat-Unis, le premier cas de contamination par Omicron a été détecté en Californie sur une personne vaccinée de retour d'un séjour en Afrique du Sud où le variant a été pour la première fois identifié début novembre.

Les autorités américaines devraient annoncer dans la journée de jeudi des mesures pour lutter contre la pandémie cet hiver et des sources informées ont déclaré à Reuters que l'une des mesures consisterait à prolonger l'obligation du port du masque pour les voyageurs jusqu'à la mi-mars.

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel et son successeur, Olaf Scholz, vont discuter avec les responsables politiques régionaux pour restreindre l'accès des personnes non vaccinées aux commerces, à l'exception des plus essentiels, comme l'alimentaire et les pharmacies.

Pour éviter des fermetures qui pourraient pénaliser la reprise de la première économie européenne, ils devraient laisser les commerces ouverts aux près de 69% des Allemands entièrement vaccinés, ainsi qu'aux personnes qui ont guéri du coronavirus.

(Reportage Sudip Kar-Gupta et Myriam Rivet, rédigé par Matthieu Protard, édité par Blandine Hénault et Sophie Louet)