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L'ancien président kazakh réapparaît, dément tout conflit au sein de l'élite

reuters.com  |   |  333  mots
L'ancien president kazakh reapparait, dement tout conflit au sein de l'elite[reuters.com]
(Crédits : Elbasy.kz)

NOURSOULTAN (Reuters) - L'ancien président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev est intervenu pour la première fois publiquement mardi depuis la violente crise traversée en début d'année par la république d'Asie centrale, en démentant les rumeurs de conflit au sein de l'élite au pouvoir.

La disparition soudaine de l'ancien homme fort du Kazakhstan, au pouvoir pendant trente ans, pendant les émeutes provoquées par une hausse des prix de l'essence et la violente répression qui a suivi, faisant des dizaines de morts, il y a deux semaines, a alimenté l'hypothèse d'un règlement de comptes entre le clan de l'ancien président et son successeur Kassim-Jomart Tokaïev.

Dans un message vidéo, Noursoultan Nazarbaïev, qui a 81 ans, a déclaré qu'il était resté dans son pays pendant toute la crise.

Principale cible de la colère des manifestants, qui l'accusaient de continuer à tirer en coulisse les ficelles du pouvoir, il a assuré n'être qu'un "retraité" installé dans la capitale du Kazakhstan et n'être "allé nulle part".

"Le président Kassim-Jomart Tokaïev a les pleins pouvoirs", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas de conflit ou de confrontation au sein de l'élite. Ces rumeurs sont complètement infondées."

Face à la contestation, Kassim-Jomart Tokaïev a annoncé qu'il démettait Nazarbaïev de ses fonctions à la tête du Conseil de sécurité nationale, un poste grâce auquel il continuait de peser sur le cours de la vie publique.

A l'issue de la crise, le président kazakh a également promis que les individus s'étant enrichis sous la longue présidence de Nazarbaïev devraient partager leur fortune avec le peuple. Depuis le 15 janvier, les trois gendres de Nazarbaïev ont démissionné de leurs fonctions dirigeantes au sein de compagnies publiques et d'un groupe de lobbying.

(Reportage Tamara Vaal à Noursoultan, Olzhas Auyezov à Aktau et Polina Devitt à Moscou; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Sophie Louet)

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