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Dix ans après Utoya, Breivik demande sa remise en liberté, et fait le salut nazi devant le tribunal

reuters.com  |   |  371  mots
Dix ans apres utoya, breivik demande sa remise en liberte, et fait le salut nazi devant le tribunal[reuters.com]
(Crédits : Ntb)

par Victoria Klesty

SKIEN, Norvège (Reuters) - L'extrémiste de droite Anders Behring Breivik a fait un salut nazi mardi à l'ouverture de l'audience à Skien, au sud-ouest d'Oslo, pour l'examen de sa demande de libération conditionnelle dix ans après avoir tué 77 personnes en Norvège.

Breivik, 42 ans, purge une peine de 21 ans de réclusion dans la prison de Skien, peine maximale prévue par le code pénal norvégien. Cette peine est susceptible d'être prolongée indéfiniment s'il est considéré comme une menace durable pour la société.

L'audience, qui se déroule dans un gymnase de la prison transformé provisoirement en prétoire, ne devrait pas durer plus de quatre jours. La décision sera rendue dans la semaine qui suit. La requête de Breivik, rejetée l'an dernier par le procureur d'Oslo, a peu de chances d'aboutir.

Anders Behring Breivik est l'auteur de la pire tuerie jamais survenue en Norvège en temps de paix - 77 morts.

Le 22 juillet 2011, huit personnes avaient été tuées dans un attentat à la voiture piégée à Oslo puis 69 autres par balles, pour la plupart des adolescents, sur l'île d'Utoya, où se déroulait un camp d'été des jeunes du Parti travailliste.

Le crâne rasé, vêtu d'un costume sombre, Anders Behring Breivik a fait son entrée en effectuant le signe distinctif des suprémacistes blancs avec les doigts puis un salut nazi du bras droit.

Il a brandi également des pancartes, dont une sur laquelle on pouvait lire en anglais "Arrêtez votre génocide contre nos nations blanches" et "Guerre civile nazie", que le juge Dag Bjoervik lui a ensuite demandé de retirer.

Breivik, qui devait s'adresser au tribunal plus tard dans la journée, a secoué la tête à plusieurs reprises pendant que l'accusation présentait ses arguments, notamment un passage du verdict initial de 2012 selon lequel, même après avoir passé 21 ans en prison, l'accusé resterait très dangereux.

"Notre position est que l'enfermement (continu) est nécessaire pour protéger la société", a déclaré à Reuters la procureure Hulda Karlsdottir avant l'audience.

(Reportage Victoria Klesty, version française Diana Mandiá, édité par Sophie Louet)

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