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Mali : La France ne peut pas rester au Mali à n'importe quel prix, dit Parly

reuters.com  |   |  332  mots
Mali: la france ne peut pas rester au mali a n'importe quel prix, dit parly[reuters.com]
(Crédits : Benoit Tessier)

PARIS (Reuters) - La France ne peut pas rester au Mali à n'importe quel prix, a déclaré samedi la ministre française des Armées, Florence Parly, sur France Inter, au lendemain de la décision de Paris et de ses alliés de se donner deux semaines pour décider de l'évolution de leur engagement militaire.

Le torchon brûle entre Bamako et ses partenaires occidentaux depuis les deux coups d'Etat successifs qui ont porté les militaires au pouvoir et le refus de ces derniers d'organiser comme prévu des élections le mois prochain.

"Nous devons constater que les conditions de notre intervention, qu'elle soit militaire, économique et politique sont rendues de plus en plus difficiles, bref, on ne peut pas rester au Mali à n'importe quel prix", a-t-elle déclaré.

"Nous voulons tous poursuivre ce combat (contre le terrorisme NDLR), nous sommes unis par rapport à cet objectif, il nous faut donc désormais en déterminer les nouvelles conditions", a-t-elle poursuivi.

Jean-Yves Le Drian, son homologue aux Affaires étrangères, a considéré vendredi que la situation au Mali était devenue "intenable" en raison notamment de l'attitude de la junte militaire au pouvoir vis à vis de la présence militaire danoise.

Le rapprochement entre Bamako et Moscou inquiète aussi la France et ses alliés, qui ont prévenu que le déploiement de mercenaires de la société de sécurité privée russe Wagner, niée par la junte malienne qui affirme qu'il s'agit d'instructeurs militaires, était "incompatible" avec la poursuite de leur mission.

Alors que tout indique que les militaires maliens cherchent à pousser vers la sortie leurs partenaires occidentaux au profit d'une alliance avec la Russie, qui ne s'offusquerait pas de leur maintien au pouvoir, la ministre de la Défense danoise, Trine Bramsen, a déclaré vendredi à Reuters que les Européens s'étaient laissé 14 jours pour décider "à quoi devrait ressembler la future mission contre-terroriste dans la région du Sahel".

(Reportage Nicolas Delame)

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