Ukraine: Olaf Scholz à Moscou avec l'objectif d'éviter une guerre
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Ukraine: olaf scholz a moscou avec l'objectif d'eviter une guerre
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par Sarah Marsh
BERLIN (Reuters) - Le chancelier allemand Olaf Scholz se rend ce mardi à Moscou pour s'entretenir avec le président russe Vladimir Poutine dans l'objectif d'éviter une guerre, le principal partenaire commercial européen de la Russie se disant disposé à prendre des sanctions de grande ampleur en cas d'attaque contre l'Ukraine.
Ce déplacement d'Olaf Scholz, au lendemain de sa visite à Kiev, intervient dans le cadre de vastes efforts diplomatiques menés par les Occidentaux afin d'empêcher une possible offensive de la Russie, qui a massé plus de 100.000 soldats près de la frontière ukrainienne.
Le dirigeant allemand a fait savoir qu'il allait insister sur la volonté de dialogue des Occidentaux à propos des préoccupations sécuritaires de Moscou, mais que Berlin et ses alliés imposeront des sanctions en cas d'invasion de l'Ukraine.
Une telle menace pourrait avoir un impact plus fort venant de l'Allemagne, premier partenaire commercial de la Russie en Europe et principal consommateur de gaz naturel russe - un élément qui pourrait toutefois réduire la marge de manoeuvre d'Olaf Scholz.
Interrogé le mois dernier sur le gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie à l'Allemagne et en attente d'une certification, le chancelier allemand a indiqué que "tout sera discuté" en cas d'intervention militaire russe en Ukraine.
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Mais il n'a pas promis de stopper Nord Stream 2, ni mentionné le gazoduc en évoquant des sanctions contre la Russie, alors que le président américain Joe Biden a déclaré que le gazoduc serait stoppé si Moscou lançait une invasion.
La Russie nie toute intention belliqueuse envers son voisin et accuse les Occidentaux d'hystérie et d'alimenter les tensions.
Arrivé au pouvoir à Berlin en décembre dernier, Olaf Scholz a été critiqué pour sa discrétion depuis le début de la crise ukrainienne, en contraste avec le rôle de premier plan occupé par Angela Merkel lors de l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Il doit aussi composer avec les divergences au sein de la coalition gouvernementale allemande sur la position à adopter à l'égard de la Russie.
Le président français Emmanuel Macron a pris les commandes de la réponse européenne à Moscou, en se rendant sur place la semaine dernière et en s'entretenant régulièrement par téléphone avec Vladimir Poutine.
(Reportage Sarah Marsh; version française Jean Terzian)
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