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Grèce : Le PM affirme qu'il ignorait la mise sous écoutes du chef de l'opposition

reuters.com  |   |  347  mots
Grece: le pm affirme qu'il ignorait la mise sous ecoutes du chef de l'opposition[reuters.com]
(Crédits : Susana Vera)

ATHÈNES (Reuters) - Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a réaffirmé lundi lors d'un discours qu'il n'était pas au courant le la mise sous écoutes en 2021 du chef du Parti socialiste (PASOK), Nikos Androulakis, cherchant à se distancer d'un scandale politique grandissant.

L'affaire, qui a éclaté la semaine dernière, a provoqué un tollé politique, les partis d'opposition exigeant une enquête approfondie et qualifiant les révélations de "Watergate" personnel de Kyriakos Mitsotakis.

Le premier ministre, dont le parti devra se battre pour sa réélection l'année prochaine, a présenté ses excuses à Nikos Androulakis samedi, affirmant qu'il n'avait pas connaissance de l'enregistrement des services nationaux de renseignement (EYP) et qu'il ne l'aurait pas approuvé.

Kyriakos Mitsotakis a ajouté dans une allocution télévisée lundi : "Ce qui s'est passé était peut-être légal, mais c'était une erreur. Je ne le savais pas et je ne l'aurais évidemment jamais autorisé."

Il a déclaré qu'il n'avait découvert les écoutes de Nikos Androulakis qu'"il y a quelques jours". Il a également annoncé des mesures visant à renforcer le contrôle des opérations d'EYP et à accroître la transparence de ses pratiques.

Le Premier ministre a également ajouté que le service de renseignement avait sous-estimé la dimension politique de sa surveillance qui, tout en étant conforme à la loi, était "politiquement inacceptable".

Nikos Androulakis, membre du Parlement européen depuis 2014 et élu chef du parti PASOK en décembre 2021, a déclaré vendredi qu'il avait appris que l'EYP avait écouté ses conversations fin 2021. Il n'a pas divulgué la source de ses informations.

Plus tôt dans la journée, le directeur d'EYP, Panagiotis Kontoleon, et son chef de cabinet, Grigoris Dimitriadis, ont démissionné de manière inattendue à cause de l'affaire.

Le PASOK est le troisième plus grand parti politique de Grèce et a été pendant des décennies le principal rival politique du parti conservateur de Nikos Mitsotakis, Nouvelle Démocratie.

(Reportage de George Georgiopoulos et Renee Maltezou ; version française Elena Vardon, édité par Kate Entringer)