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Un prince saoudien a investi $500 mlns en Russie au début de la guerre en Ukraine

reuters.com  |   |  305  mots
Un prince saoudien a investi $500 mlns en russie au debut de la guerre en ukraine[reuters.com]
(Crédits : Huseyin Aldemir)

par Nayera Abdallah et Hadeel Al Sayegh

(Reuters) - La société d'investissement saoudienne Kingdom Holding, contrôlée par le prince Al Walid ben Talal, a discrètement investi plus de 500 millions de dollars (490,15 million d'euros) dans trois grandes sociétés énergétiques russes entre février et mars, selon des documents réglementaires.

En février, Kingdom Holding, qui est détenu à 16,9% par le fonds souverain d'Arabie saoudite, présidé par le prince héritier Mohammed ben Salman, a investi dans les certificats de dépôt internationaux de Gazprom et de Roseneft pour une valeur de 1,37 milliard de riyals (357,85 millions d'euros) et 196 millions de riyals, respectivement.

La société a également investi 410 millions de riyals dans les certificats de dépôt américains de Lukoil entre février et mars, selon des documents financiers déposés dimanche.

Kingdom Holding n'avait pas révélé les détails ces investissements mais l'entreprise était probablement à la recherche d'actifs sous-évalués, alors que de nombreux pays occidentaux imposaient des sanctions aux entreprises russes.

Le style d'investissement d'Al Walid ben Talal se concentre sur de nouvelles opportunités pouvant être lucratives mais comportant des risques, ainsi que sur la recherche d'actifs sous-évalués, avait déclaré en juin une source au fait des affaires de Kingdom Holding.

L'Arabie saoudite et d'autres États du Golfe ont jusqu'à présent affirmé essayer de maintenir une position neutre sur la guerre en Ukraine, frustrant certains responsables occidentaux dans leur tentative d'isoler la Russie économiquement après son invasion de l'Ukraine en février.

L'Arabie saoudite et la Russie sont les chefs de file du groupe Opep+, une alliance formée en 2017 entre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et des producteurs alliés.

(Version française Dina Kartit, édité par Kate Entringer)