Téléchargez
notre application
Ouvrir

Russie et Ukraine s'accusent mutuellement de préparer une "provocation" à Zaporijjia

reuters.com  |   |  314  mots
La russie affirme que l'ukraine prepare une provocation a zaporijjia en vue de la visite du chef de l'onu en ukraine[reuters.com]
(Crédits : Alexander Ermochenko)

KYIV (Reuters) - La Russie et l'Ukraine se sont mutuellement accusées jeudi de se préparer à mener vendredi une "provocation" à la centrale nucléaire de Zaporijjia, alors que le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, est arrivé en Ukraine.

Ni Moscou, ni Kyiv n'ont fourni d'élément concret à l'appui de leurs accusations.

L'Ukraine et la Russie se sont mutuellement reprochées à plusieurs reprises de mener des bombardements près de la centrale ces dernières semaines.

Les autorités ukrainiennes ont aussi accusé l'armée russe d'avoir déployé des armes lourdes dans le périmètre de la centrale, dont elle a pris le contrôle mais qui est située près de la ligne de front.

Dans un communiqué cité par les agences de presse russes, le ministère de la Défense a affirmé jeudi que ce n'était pas le cas, ni dans la centrale, ni dans les zones environnantes, où se déroulent pourtant de violents combats d'artillerie.

Le ministère russe a ajouté que l'Ukraine entendait profiter de la venue dans le pays d'Antonio Guterres pour mener une "provocation" à Zaporijjia, sans en fournir la preuve.

Comme Kyiv et ses alliés occidentaux, le secrétaire général de l'Onu s'est dit favorable à la démilitarisation des abords de la centrale nucléaire, que Moscou entend utiliser à son profit pour alimenter en électricité la péninsule de Crimée qu'elle a annexée en 2014.

Les services de renseignement ukrainiens ont également accusé Moscou de préparer une "provocation" à Zaporijjia, disant avoir recueilli des informations selon lesquelles le personnel de l'agence de l'énergie atomique russe Rosatom a quitté les lieux, seuls les employés ukrainiens de la centrale devant être présents sur place vendredi.

(Reportage de Max Hunder; version française Elena Vardon et Tangi Salaün, édité par Marc Angrand)