Le Kazakhstan peine à accueillir les Russes qui fuient leur pays

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Vue de la ville d'almaty au kazakhstan[reuters.com]
(Crédits : Pavel Mikheyev)

ALMATY (Reuters) - Le Kazakhstan fait face à des difficultés pour accueillir les dizaines de milliers de Russes qui fuient leur pays après l'appel à la mobilisation partielle de Vladimir Poutine, bien que le gouvernement kazakh n'envisage pas la fermeture des frontières, indiquent les responsables locaux.

Près de 100.000 personnes sont entrées au Kazakhstan depuis l'annonce et cet afflux soudain met à rude épreuve les infrastructures du pays, vaste mais peu peuplé, affirme le gouvernement. Les hôtels et les auberges sont pleins et les loyers sont montés en flèche, a-t-il ajouté.

Le président kazakh Kassim-Jomart Tokaïev, dont l'administration a refusé de soutenir ce que la Russie appelle une "opération militaire spéciale" en Ukraine, a invité à la patience et à la tolérance.

"Beaucoup de gens de Russie sont venus ici ces derniers jours", a-t-il déclaré mardi. "La plupart d'entre eux ont été contraints de partir en raison de la situation désespérée."

"Nous devons prendre soin d'eux et assurer leur sécurité. C'est une question politique et humanitaire", a dit Kassim-Jomart Tokaïev.

Son gouvernement va discuter de la situation avec Moscou, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur a publié cette semaine une proposition de modification des règles d'immigration qui limiterait à trois mois la durée du séjour des Russes au Kazakhstan, à moins qu'ils ne disposent d'un passeport.

Alors que certains Kazakhs ont déjà appelé à fermer les frontières ou à restreindre l'entrée aux Russes, d'autres ont organisé des points d'accueil pour les aider à trouver où loger.

(Reportage Mariya Gordeyeva et Olzhas Auyezov, version française Lina Golovnya, édité par Kate Entringer)

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