Syrie : Les FDS cessent de coopérer avec la coalition après des frappes turques, selon porte-parole

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Un immeuble endommage suite aux frappes aeriennes turques, dans la campagne de derik, en syrie[reuters.com]
(Crédits : Stringer)

QAMISHLI, Syrie (Reuters) - Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance à prédominance kurde soutenue par les Etats-Unis, ont interrompu leur coopération avec la coalition dirigée par Washington après des bombardements turcs dans les territoires qu'ils contrôlent dans le nord de la Syrie, a annoncé vendredi un porte-parole du groupe.

"Toute coordination et toutes les opérations de contre-terrorisme conjointes avec la coalition" dirigée par les Etats-Unis) ont été arrêtées, a déclaré Aram Henna à Reuters, en précisant que "la totalité des opérations spéciales conjointes qui étaient menées régulièrement sur le terrain" ont également été stoppées.

Le porte-parole du Pentagone, le général de brigade Patrick Ryder, avait auparavant précisé à des journalistes que les opérations contre l'Etat islamique (EI) se poursuivaient sur le terrain.

La Turquie a intensifié ces dernières semaines ses bombardements sur la région frontalière contrôlée par les FDS.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui promet régulièrement de mener une offensive terrestre contre les forces kurdes "terroristes", a accentué ses menaces depuis l'attentat du 13 novembre à Istanbul, qu'Ankara impute aux séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et à leurs alliés syriens des milices YPG (Unités de protection du peuple), principale composante des FDS, en dépit des démentis des deux organisations.

Les FDS ont déjà prévenu à plusieurs repries qu'engager des troupes sur un nouveau front face à une incursion turque se ferait aux dépens de la surveillance des camps de prisonniers djihadistes sous leur contrôle ou du ciblage des cellules dormantes de djihadistes de l'EI, qui mènent encore des attaques éclair en Syrie.

Le chef des FDS, Mazloum Abdi, a demandé mardi à ce que Washington se montre plus ferme pour tenter de dissuader Ankara de lancer une offensive en Syrie.

(Reportage Orhan Qehreman, rédigé par Maya Gebeily ; version française Myriam Rivet, édité par Blandine Hénault)

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