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Stoltenberg (Otan) veut la fin du "cycle d'agression" de la Russie

reuters.com

Publié le 23 février 2023 à 20:52 - Mis à jour le 18 décembre 2024 à 20:00

Le secretaire general de l'otan, jens stoltenberg, lors d'une conference de presse a bruxelles. /photo prise le 15 fevrier 2023/reuters/johanna geron

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, lors d'une conférence de presse à Bruxelles. /Photo prise le 15 février 2023/REUTERS/Johanna Geron

JOHANNA GERON

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Photo d'illustration de l'article
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par Andrew Gray, Johnny Cotton et Sabine Siebold

BRUXELLES (Reuters) - La guerre en Ukraine doit déboucher sur la fin d'un "cycle d'agression" de la Russie antérieur à l'offensive lancée le 24 février 2022, a déclaré jeudi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, à la veille du premier anniversaire de ce que Moscou qualifie d'"opération militaire spéciale".

Dans un entretien à Reuters, le patron de l'Alliance transatlantique a décrit l'invasion de l'Ukraine comme s'inscrivant dans un schéma russe qui comprend des actions militaires en Géorgie en 2008 et en Ukraine en 2014 - dans le Donbass et avec l'annexion de la péninsule de Crimée.

"Nous ne savons pas quand la guerre va se terminer. Mais ce que nous savons est que, lorsque la guerre se terminera, nous devrons nous assurer que l'histoire ne se répétera pas", a dit Jens Stoltenberg depuis le siège de l'Otan, en périphérie de Bruxelles.

"Nous devons nous assurer de briser le cycle d'agression russe. Nous devons empêcher la Russie d'éroder la sécurité européenne", a-t-il ajouté, précisant que cela signifiait qu'il fallait garantir que l'Ukraine "dispose des capacités militaires, de la puissance pour dissuader toute agression supplémentaire".

En plus de fournir des armes et des munitions à l'Ukraine pour l'aider à faire face à l'offensive russe, les alliés de l'Otan ont entamé des discussions avec Kyiv sur un partenariat sur le long terme, a indiqué le secrétaire général de l'Alliance regroupant 30 pays et qui pourrait s'élargir avec la Suède et la Pologne, devenues candidates l'an dernier.

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A cette fin, l'Otan veut aider l'Ukraine à moderniser sa défense et ses institutions sécuritaires pour ne plus s'appuyer sur des équipements, doctrines et normes datant de l'ère soviétique, a poursuivi Jens Stoltenberg.

La Russie dit avoir lancé l'offensive en Ukraine pour contrer des menaces pour sa sécurité. Elle considère que la présence militaire de l'Otan près de ses frontières représente une menace pour son existence, des accusations rejetées par les Occidentaux.

"EXPÉRIENCE SURRÉALISTE"

Moscou rejette la vision occidentale de ses opérations militaires, ayant assuré être intervenue en Géorgie afin de protéger la population dans des régions contestées et ayant nié soutenir les séparatistes du Donbass.

La Russie a cité un référendum pour défendre son annexion de la Crimée en 2014. L'Ukraine, appuyée par l'Occident, a dénoncé une violation du droit international et de la Constitution ukrainienne.

Se remémorant le jour où le président russe Vladimir Poutine a décidé l'an dernier d'envoyer des troupes en Ukraine, après avoir déployé des dizaines de milliers de soldats à la frontière au cours des mois précédents, Jens Stoltenberg a déclaré avoir immédiatement perçu l'importance de ce moment.

Quand bien même l'Otan avait été avertie par des services de renseignement que la Russie entendait envahir l'Ukraine, voir "plus de 100.000 soldats pénétrer un pays démocratique et indépendant en Europe" fut une "expérience surréaliste".

"C'est désormais la plus importante crise sécuritaire, la plus importante guerre que nous avons connue depuis la Deuxième Guerre mondiale", a-t-il dit. "Nous avons tous réalisé, ce jour-là, qu'il y avait une Europe, un monde avant et après le 24 février".

Il a souligné que, depuis le début du conflit, l'Otan oeuvrait à soutenir l'Ukraine tout en veillant à ne pas provoquer un conflit plus large, entre la Russie et l'Alliance.

Ancien Premier ministre de la Norvège, Jens Stoltenberg a traversé plusieurs crises depuis qu'il a pris la tête de l'Otan en 2014, notamment durant le mandat de Donald Trump à la présidence américaine. L'ex-locataire de la Maison blanche a critiqué l'Alliance et jeté une ombre sur l'engagement de Washington à celle-ci.

Prolongé à trois reprises au poste de secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, 63 ans, a indiqué ce mois-ci qu'il ne comptait pas briguer un nouveau mandat en septembre prochain. Interrogé sur la possibilité de conserver ses fonctions si des pays membres de l'Alliance le lui demandaient, il a répondu ne pas avoir davantage à déclarer.

(Reportage by Andrew Gray, Sabine Siebold et Johnny Cotton; version française Jean Terzian)

reuters.com

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