Les investisseurs ne comprennent pas que les taux vont rester restrictifs, affirme Greene (BoE)
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La Banque d'Angleterre à Londres
PETER NICHOLLS
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La Banque d'Angleterre à Londres
PETER NICHOLLS
LONDRES (Reuters) - Megan Greene, membre du Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BoE), a déclaré jeudi que les investisseurs n'avaient pas encore compris que les taux d'intérêt des banques centrales pourraient devoir rester à des niveaux restrictifs pendant un certain temps.
Les changements structurels survenus ces dernières années dans les plus grandes économies mondiales rendent nécessaires les hausses de taux, a souligné Megan Greene.
"Je pense que les marchés à l'échelle mondiale n'ont pas encore pris conscience de ce fait", a-t-elle déclaré à Bloomberg Television.
L'économiste américaine est l'une des quelques membres du conseil des gouverneurs de la BoE a avoir voté en faveur d'une nouvelle hausse des taux au cours des deux dernières réunions de la banque centrale, alors que la majorité a voté en faveur d'une pause.
La durée pendant laquelle les taux d'intérêt devront rester restrictifs en Grande-Bretagne dépendra des données, a-t-elle déclaré.
"Il y a des raisons de penser que l'économie peut être structurellement un peu différente. Cela suggère que nous pourrions avoir besoin de rester restrictifs plus longtemps", a dit Megan Greene.
Les marchés financiers britanniques montrent qu'une réduction de 25 points de base du taux d'escompte est presque entièrement intégré dans les prix pour mi-2024, et que deux autres suivront probablement d'ici la fin de l'année prochaine.
La BoE ne réfléchissait pas à réduire ses taux, a ajouté Megan Greene.
Les données de cette semaine sur l'inflation et l'emploi sont de "bonnes nouvelles" du point de vue de la banque centrale, a-t-elle dit, citant le ralentissement de l'inflation des services et l'affaiblissement de la croissance des salaires.
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"Il s'agit de bonnes nouvelles, mais je pense qu'il y a encore des raisons de s'inquiéter de la persistance de l'inflation au Royaume-Uni."
Interrogée sur la manière dont elle pourrait voter lors de l'annonce de la politique monétaire du mois prochain, le 14 décembre, elle a déclaré qu'elle souhaitait consulter les données économiques attendues d'ici là.
(Reportage David Milliken, rédigé par Andy Bruce, version française Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
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