L'Italie a bloqué sa partie de l'accord Safran-Collins pour des questions de sécurité nationale - Meloni
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Pour mettre la main sur l'entreprise italienne Microtecnica, Safran a pris « un certain nombre d'engagements, compatibles avec les objectifs visés par cette acquisition, qui répondent aux préoccupations exprimées dans le décret initial italien du 16...
ROME (Reuters) - L'Italie a bloqué la partie italienne du projet de Safran d'acquérir les activités de commandes de vol et d'actionnement de Collins Aerospace car elle aurait pu menacer les approvisionnements de son armée, a déclaré mercredi la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni.
Cette décision a été prise pour éviter des "risques potentiels (...) pour la capacité de réaction de nos forces armées" et de "potentielles interruptions dans notre chaîne logistique", a dit Giorgia Meloni lors d'une visite à Berlin après s'être entretenue avec le chancelier allemand Olaf Scholz.
Les éventuelles solutions qui auraient permis d'approuver cette acquisition sous conditions n'auraient pas suffisamment préservé les intérêts nationaux de l'Italie, a-t-elle poursuivi, ajoutant que Rome aurait "l'occasion (...) d'expliquer à ses alliés les raisons de cette mesure".
Safran a annoncé lundi avoir été informé de la décision du gouvernement italien d'exercer son "golden power" pour empêcher la vente à l'équipementier aéronautique français de Microtecnica, société regroupant les actifs de Collins Aerospace localisés en Italie.
Il est rare que le gouvernement italien utilise cette mesure à l'encontre d'une entreprise d'un autre pays de l'Union européenne, en l'occurrence la France, dont l'Etat est le premier actionnaire de Safran.
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Microtecnica fait partie des activités que Safran compte acheter à Collins Aerospace pour 1,8 milliard d'euros.
(Rédigé par Alvise Armellini, version française Bertrand Boucey, édité par Jean Terzian)